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« Charlie Hebdo », la brutale prise de conscience

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Par Euronews avec AFP
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Cinq ans après, le souvenir des attaques de janvier 2015, point de départ de la série noire

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«Charlie», «Montrouge», «l'Hyper Casher». Il y a cinq ans, ces attaques perpétrées en trois jours marquaient le point de non-retour, le début d'une longue série noire marquée au fer rouge par la mouvance djihadiste en France.

Le 7 janvier 2015, à 11 h 33, les frères Kouachi font irruption dans les locaux de Charlie Hebdo. Ils abattent douze personnes, en blessent quatre autres. Parmi les victimes, de grandes figures de la presse libre et irrévérencieuse comme Cabu et Charb. Les fères Kouachi seront à leur tour abattus deux jours plus tard.

Le 8 janvier, c'est Amedy Coulibaly qui entame sa funeste odyssée. Les trois hommes se sont concertés. Il tue une policière à Montrouge. Le lendemain, il attaque l'épicerie juive et tue quatre otages avant d'être abattu par la police.

Lui se réclame de l'Etat islamique, les frères Kouachi d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Si ces attentats ont unis comme jamais les Français dans un même rejet de la censure par la peur, leurs commanditaires ne seront sans doute jamais traduits en justice. Le procès qui s'ouvrira en mai prochain sera celui des seconds couteaux ; quatorze complices présumés dont trois restés introuvables.

À Charlie Hebdo, la plaie reste béante mais la rédaction, avec Riis à sa tête, livre avec entêtement son éternelle croisade contre le politiquement et le religieusement correct, près de 14 ans après les premières caricatures de Mahomet.

« Publier les caricatures aujourd’hui, on pourrait le faire mais quel sens ça aurait ? interroge Riss, le directeur du journal satirique. Je pense qu’aujourd’hui, il y a d’autres types de blasphèmes qui se sont mis en place et que la notion de blasphème a malheureusement dépassé le cadre des simples caricatures. Aujourd’hui, beaucoup des choses sont ressenties comme du blasphème ou de l’agression. Et comme je le disais, il y a de nouvelles censures qui se sont mises en place, de nouveaux interdits. »

Cinq ans après, les enquêteurs poursuivent les investigations pour remonter le fil des contacts noués par les frères Kouachi et peut-être un jour faire toute la lumière sur ces attaques qui marquèrent un tournant dans la conscience collective.

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