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Les limites de l’UE sur l’Etat de droit dans les pays membres

Les limites de l’UE sur l’Etat de droit dans les pays membres
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AP Photo/Czarek Sokolowski - Czarek Sokolowski
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C'est une démonstration sans précédent de la solidarité judiciaire. Des juges de toute l'Europe ont marché ensemble la semaine dernière en Pologne pour dénoncer une série de lois qui menacent l'indépendance de la justice. L'Union européenne utilise tous les moyens à sa disposition pour limiter cette réforme. Des juges polonais ont fait le déplacement à Strasbourg pour partager leurs inquiétudes. "Ces réformes visent les juges et elles cherchent à nous rendre plus dépendants des pouvoirs exécutifs et législatifs. Et c'est là le vrai danger", explique la juge Joanna Hetnarowicz-Sikora.

La Commission européenne pèse de tout son poids et a demandé à la Cour de justice de l'UE de suspendre le système disciplinaire concernant la justice polonaise. Une attitude critiquée par l’eurodéputé conservateur polonais Rysard Legutko. "L'idée même que la Commission européenne intervienne dans le processus législatif d'un Etat membre est inadmissible", s’emporte-t-il.

Les institutions européennes sont aussi inquiètent concernant l'Etat de droit on Hongrie. Les manifestations contre le gouvernement se succèdent. Le temps de sa présidence semestrielle de l'Union, la Croatie souhaite mettre un terme à la procédure lancée contre Budapest. Un choix salué par l’eurodéputé hongrois Tamas Deutsch, membre du parti au pouvoir en Hongrie. "Bravo, hourra, eurêka. Il faut que cela s'arrête le plus tôt possible", salue-t-il.

Le gouvernement hongrois sait qu'il ne pourra pas écoper de la sanction la plus lourde. Il faut pour cela l'unanimité des Etats membres, or la Pologne a déjà apporté son soutien à Budapest. Un appui politique réciproque de la part des autorités hongroises. Dans les rangs du Parlement européen certains élus estiment que la Pologne et la Hongrie représentent un exemple du risque de délitement de l’UE si les institutions ne font pas attention.

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