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Le Burkina Faso est en pleine tourmente djihadiste : près de 60 morts en une semaine

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Camp de déplacés de Kaya, au Burkina Faso
Camp de déplacés de Kaya, au Burkina Faso   -  
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AFP
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Des dizaines de burkinabés viennent tous les jours grossir les rangs des déplacés du camp de Kaya. Ils vont être encore plus nombreux après la dernière attaque djihadiste meurtrière perpétrée dans la région du sahel. 18 habitants d'une petite localité près de de Bani ont été exécutés ce week-end, créant la panique dans la région. La semaine dernière, 39 civils avaient été tués dans un autre village. Les attaques djihadistes ont fait près de 800 morts depuis 2015 au Burkina Faso.

Le chef du haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, était dans le camp de Kaya ce dimanche, il voudrait une mobilisation plus forte au Sahel :

"Au Sahel, on pense terrorisme, on pense migrations, on pense à ce qui, en théorie, menace l’Europe. Mais le vrai problème est ici, l’urgence est ici, c’est ici que les gens souffrent, sont tués, les femmes violées, les petits enfants ne peuvent pas aller à l’école, c’est ici où il faut intervenir avant que cette crise ne devienne ingérable."

Les forces de sécurité burkinabé n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences même avec l'aide de militaires étrangers comme ceux de l'opération française Barkhane. En attendant l'implication plus grande de plus nombreux pays, la France a donc décidé de renforcer ses effectifs : 400 légionnaires, des troupes aguerries, et une centaine de véhicules blindés rejoindront la zone des trois frontières Mali, Burkina Faso, Niger d'ici la fin du mois, en plus des 200 légionnaires envoyés en janvier. Au total, donc 5 100 soldats français.

Paris veut ainsi donner un coup de fouet à la mission des forces du G5 Sahel contre les groupes armées salafistes djihadistes, et amorcer le lancement de la task-force européenne Takuba, l'été prochain.

Selon l'ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019 et provoqué une crise humanitaire sans précédent avec 600 000 déplacés et réfugiés qui fuient les violences.

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