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L'arrêt du premier réacteur de Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française, est en vue

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Centrale nucléaire de Fessenheim
Centrale nucléaire de Fessenheim   -   Tous droits réservés  SEBASTIEN BOZON / AFP
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Bâtie à la frontière entre la France et l'Allemagne, non loin de la Suisse, la centrale de Fessenheim était devenue le symbole de tous les dangers de l'atome pour les anti-nucléaire des trois pays. Mais c'est bientôt le début de la fin. Le décret officiel du gouvernement français a été enfin publié ce matin.

Samedi, le réacteur n°1 de la centrale alsacienne sera mis à l'arrêt à 2h30 du matin. Il faudra attendre le 30 juin pour que le réacteur n°2 connaisse le même sort.

Construits le long du Rhin, ces deux réacteurs à eau pressurisée produisaient chaque mois l'équivalent de la consommation électrique de 400 000 foyers français.

Mise en service en 1977, la centrale de Fessenheim était aussi en partie détenue par l’Allemagne et la Suisse à hauteur de 17,5 et 15 %.

Elle a connu plusieurs incidents mineurs dans les années 90 et 2 000 : vanne mal refermée, défaut du système électrique, microfissures sur le couvercle d'un réacteur, pollution des eaux, fuite de fuel, contaminations légères d'employés ou d'intervenants. A tel point qu'en 2007, l'Autorité de sûreté nucléaire dénonçait un "manque de rigueur" de la part d'EDF.

Dans ce contexte, des associations françaises, allemandes et suisses ainsi que des députés européens écologistes réclamaient déjà sa fermeture.

Mais c'est en 2011, après la catastrophe nucléaire de Fukushima, que tout bascula... Trois cantons suisses, une région allemande, la région Franche-Comté et la ville de Strasbourg demandent l'arrêt des réacteurs car le risque sismique a été sous-estimé lors de la construction. François Hollande promet alors de la fermer.

Près d'une décennie après donc, la centrale nucléaire va donc bien fermer ses portes. Certains y voient une hérésie alors que la France veut lutter contre le réchauffement climatique. Les élus locaux craignant surtout pour leur territoire. Samedi, ils lanceront lancer un SOS au président de la république, car la centrale génère environ 2 000 emplois aujourd'hui.

Dans l'intervalle, EDF devrait être indemnisé par l'état français à hauteur de 400 millions d'euros pour cet arrêt malgré tout anticipé, ce que contestent des associations anti-nucléaire à Bruxelles.

L'évacuation des combustibles usés devrait intervenir d'ici à l'été 2023, puis le démantèlement devrait durer jusqu'à 2040 au plus tôt.

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