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Scénario catastrophe pour l'industrie du cinéma en Hongrie

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Scénario catastrophe pour l'industrie du cinéma en Hongrie
Tous droits réservés  ATTILA KISBENEDEK / AFP
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C'est l'une des grandes perdantes de l'épidémie de coronavirus en Hongrie : l'industrie cinématographique. Au cours des dix dernières années, les rues de Budapest sont apparues dans de nombreuses superproductions hollywoodiennes, et l'on croit être parfois à Paris ou à Berlin.

L'industrie cinématographique hongroise emploie directement et indirectement au moins 20 000 personnes.

Lorsque l'épidémie a éclaté, les équipes étrangères ont fait leurs valises et sont rentrées chez elles. Visionteam leur louait du matériel technique.

"Comme nous n'avons pas grand-chose à faire, nous raconte Attila Farago, PDG de Visionteam Ltd, nous organisons des événements caritatifs pour les personnes travaillant dans l'industrie cinématographique, et nous participons à l'éducation numérique, pour l'école à la maison. Nous essayons de collecter des ordinateurs pour les écoles défavorisées."

La Hongrie est un pays attrayant pour les productions internationales à plusieurs égards. Fiscalement d'abord, et la main-d'oeuvre, qualifiée, est moins chère. Levente coordonne les cascades habituellement.

"Bien sûr, les cascadeurs hongrois sont dans une situation très difficile à cause de la crise du coronavirus, explique Levente Lezsak. Tous les tournages de films et les représentations théâtrales ont été annulés. Nous ne savons pas quand ça va reprendre. Mais normalement, les cascadeurs sont conscients du fait que tout peut arriver. Un accident peut se produire à tout moment dans notre travail, nous devons donc être préparés et avoir fait des économies pour les mauvais moments".

Certaines scènes de Die Hard 5 et de Blad Runner 2049 ont été tournées dans ce studio de 4 300 mètres carrés. En 2018, plus de 330 productions cinématographiques ont été tournées en Hongrie avec un budget de 310 millions d'euros. 80% des productions cinématographiques proviennent de l'étranger.