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Vols annulés : 57 compagnies aériennes épinglées pour non respect de la législation européenne

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Pictures of the Week in Europe and Africa–Photo Gallery   -   Tous droits réservés  Michael Probst/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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La crise du coronavirus et la mise en place de mesures de confinement à travers le monde ont bouleversé le trafic aérien, qui a chuté de 90 % en Europe par rapport à son niveau d’il y a an.

Les billets non utilisés en Europe estimés à 9 milliards d'euros

Depuis le début de l’épidémie, les annulations de vols se sont multipliées à grande échelle. Les billets non utilisés représentent en Europe plus de 9 milliards d’euros ( 32 milliards d'euros au niveau mondial), selon les estimations de l’IATA, l’Association internationale du transport aérien.

La législation européenne impose en théorie aux compagnies de rembourser leurs clients en cas d'annulation, et ce dans un délai de sept jours. Or, selon l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, plusieurs d’entre elles ne respectent pas la réglementation européenne en vigueur. Elle a ainsi mis en demeure 57 compagnies, accusées d’imposer en toute illégalité des avoirs ou de retarder les remboursements. Parmi les entreprises citées : Air France-KLM, Lufthansa, Emirates, EasyJet, Ryanair ou Vueling.

Les compagnies face à de graves problèmes de trésorerie

De leur côté, les compagnies justifient la proposition d'avoirs aux clients ou le report des remboursements par la gravité et le caractère exceptionnel de cette crise. La plupart d'entre elles rencontrent des problèmes de trésorerie voire, pour certaines, sont menacées de faillite.

L’UFC-Que Choisir dit ne pas être opposée aux avoirs, mais conseille aux clients d’être vigilants sur leur validité et les risques que la compagnie puisse à terme disparaître. En revanche, l’association refuse que les avoirs soient imposés et renvoie les compagnies à la législation européenne.

Plus de 100 députés français ont co-signé récemment une lettre pour réclamer à l'UE la mise en place d'un "fonds passagers" pour le secteur aérien "garantissant aussi bien les voyageurs que les agents de voyages".