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Déconfinement à plusieurs vitesses en Europe

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Déconfinement à plusieurs vitesses en Europe
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France

Plus de 400 000 commerces rouverts, des plages également : la vie sociale reprend timidement en France où la barre des 27 000 morts a été franchie, au 3e jour du déconfinement surveillé de près par Emmanuel Macron qui affiche un optimisme prudent.

Entouré de ses principaux ministres, le chef de l'Etat a réuni en visioconférence les préfets de région et les directeurs des Agences régionales de santé, se disant prêt à "corriger constamment le tir" si des mesures "ne fonctionnent pas".

Les données publiées chaque soir incitent à la retenue : le Covid-19 a tué au moins 27 074 personnes depuis le 1er mars, dont 98 dans les hôpitaux au cours des dernières 24 heures, selon la Direction générale de la Santé. La pression sur le système hospitalier continue de s'alléger avec moins de 2 500 patients en réanimation pour la première fois depuis le 24 mars.

"Il est trop tôt pour crier victoire" mais "la voie suivie était la bonne", a estimé le président, en ouvrant dans la matinée un Conseil des ministres consacré à la ratification des dizaines d'ordonnances adoptées en urgence pour faire face à la crise.

Les spécialistes sont partagés : pour Odile Launay, infectiologue de l'hôpital Cochin à Paris, "il faut être prudent car le virus, très contagieux, ne cesse de circuler" et seul le comportement de chacun pourra éviter une deuxième vague.

Une crainte partagée par le chef du service de réanimation du CHU de Lille, le docteur Julien Poissy, qui a prédit sur Europe 1 que "dans trois semaines, on remet le couvert" et déploré que depuis lundi "tout le monde ait repris ses activités habituelles".

Des soignants de l'hôpital de Mulhouse, ville particulièrement touchée par le virus, ont exprimé leur "effroi" face aux images "révoltantes", selon eux, de foules, notamment à Paris.

Le controversé professeur Didier Raoult et quelques autres affirment le contraire.

Royaume-Uni

Retour au travail pour les uns, sur un terrain de golf pour les autres : le Royaume-Uni, deuxième pays au monde le plus endeuillé par le nouveau coronavirus, a commencé mercredi à assouplir son confinement, timidement et en Angleterre seule.

La pandémie a fait 33 186 morts testés positifs (+494) dans les hôpitaux et maisons de retraite britanniques, et contaminé près de 230 000 personnes, selon le dernier bilan des autorités sanitaires mercredi. Mais la réalité semble bien plus lourde puisque le bureau des statistiques avait déjà recensé au 1er mai plus de 36 000 morts dont la maladie Covid-19 était la cause suspectée mentionnée sur le certificat de décès.

Les conséquences économiques et sociales du confinement, avec la pire chute de l'activité depuis la crise financière de 2008 au premier trimestre, ont poussé le Premier ministre Boris Johnson à annoncer dimanche une stratégie pour en sortir graduellement. Son plan a été aussitôt critiqué pour la confusion de ses recommandations qui instaurent de fait un déconfinement à plusieurs vitesses au Royaume-Uni.

L'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord demandent toujours en effet à la population de "rester à la maison", jugeant prématuré de relâcher l'étau.

En Angleterre, les habitants ont recommencé à prendre le chemin du travail, à jouer au tennis ou au golf ou à se rendre dans les magasins de jardinage. Ils doivent toutefois respecter une distance de deux mètres entre eux, faute de quoi ils risquent une amende de 100 livres (113 euros).

Pologne

La Pologne a annoncé la réouverture le 18 mai des salons de coiffure, cafés et restaurants.