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L'Union européenne a-t-elle été à la hauteur de la crise ? Réponses avec le sondage Euronews

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Euronews a mené une enquête en France, en Allemagne et en Italie. Il en ressort que les Européens jugent sévèrement leurs dirigeants et les institutions mais ils ont de grandes attentes.

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L'Union européenne est coutumière des crises, mais la pandémie de coronavirus l'a placée face à des défis sans précédent. Alors les institutions européennes ont-elles fait preuve de leadership et ont-elle passé le test ? C'est en substance l'objet d'une enquête conduite par Redfield & Wilton pour le compte d'Euronews. Un sondage mené en Allemagne, en France et en Italie.

Les Allemands, les plus europhiles

Les résultats confirment tout d'abord une chose : l'Allemagne continue d'approuver massivement son appartenance à l'Union européenne, avec 71 % d'opinions favorables. Mais en France, à peine plus de la moitié des sondés approuvent, et en Italie, seulement 47 %.

Ainsi, les arguments en faveur du bloc européen pèsent moins aujourd'hui : c'est l'avis de 61 % des Italiens interrogés.

Pour une large majorité de répondants dans les trois pays, les États membres ont en effet réagi individuellement, au détriment du collectif.

Les Italiens très critiques sur la réponse européenne au coronavirus

L'Italie reste la plus critique sur la réponse européenne au coronavirus. Seuls 9 % des sondés pensent que les États membres ont agi à l'unisson.

Interrogés sur le soutien de l'UE à leurs pays, les Français, Allemands et Italiens estiment en majorité ne pas avoir été aidés.

Plus de soutien pour les pays les plus touchés

Les résultats donnent aussi matière à réfléchir concernant le plan de relance européen à l'étude.

En France et en Italie, les sondés considèrent qu'il aurait fallu soutenir davantage les pays durement touchés par la crise. Les Allemands sont 45 % à les rejoindre sur ce point.

Pour l'ensemble des répondants, préserver la stabilité de l'euro doit être la priorité. Viennent ensuite le soutien à l'économie européenne et aux systèmes de santé des États membres.

Le plus grand défi pour les dirigeants et les institutions européennes sera sans doute de concilier ces attentes avec la realpolitik à 27.

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