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Colombie : moins de coca, plus de cocaïne

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Champ de cocaïne
Champ de cocaïne   -   Tous droits réservés  ASSOCIATED PRESS
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Pour la seconde année consécutive, la superficie de plantations de coca, matière première de la cocaïne, diminue en Colombie, selon un rapport publié par l'ONU ce mercredi. 154 000 hectares seraient consacrés à cette plante à travers le pays, un chiffre qui casse la tendance à la croissance entamée en 2014, année durant laquelle il n'y en avait que 69 000. Le record a été établi en 2017 avec 171 000 hectares.

Le gouvernement d'Ivan Duque s'en est félicité, le président de la République de Colombie en avait fait une priorité lors de sa prise de pouvoir en 2018. "(Il y a eu) une réduction de 9 % de la superficie des cultures illicites, soit environ 15 000 hectares, ce qui en fait la plus forte réduction de ces cultures au cours des six dernières années dans notre pays" a-t-il déclaré ce mercredi lors d'une conférence de presse.

Selon Pierre Lapaque, représentant local de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Undoc), ces cultures sont concentrées dans sept zones, qui comptent 36 % du total : le long des frontières du Venezuela et de l'Equateur, ou sur la côte Pacifique, principal point d'expédition vers les Etats-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne.

Ivan Duque a dénoncé les dégâts environnementaux de ces plantations, cause de déforestation, et dont 30 % se trouvent dans des parcs nationaux, des réserves indigènes ou des terres de la communauté afro-colombienne.

Mais malgré la diminution de la superficie, la production de cocaïne est restée stable du fait d'une plus grande productivité des parcelles de coca. Le potentiel de production de la Colombie est estimé à 1 137 tonnes, un chiffre en hausse de 1.5 % par rapport à 2018, d'une valeur de 1,9 milliard de dollars.

Le combat contre la cocaïne est un combat difficile a gagner. Après la destruction de plus de 100 000 hectares l'an passé, 130 000 autres le seront en 2020 par le gouvernement. Mais selon des experts, de nouvelles plantations compensent près de 50 % de celles arrachées de force.