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Elections en Pologne : Andrzej Duda, à droite toute

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Elections en Pologne : Andrzej Duda, à droite toute
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Les électeurs polonais sont appelés aux urnes ce dimanche. Et à une poignée de jours du scrutin, les sondages donnent au coude-à-coude le président sortant Andrzej Duda, et son rival, le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski. Le dirigeant conservateur, longtemps favori, tente de galvaniser les troupes face à l'opposition libérale, tournée vers l'Europe.

Ce mercredi, Andrzej Duda a achevé sa visite aux Etats-Unis, pour demander un renfort militaire, et façonner son image de leader à poigne, aux côtés de Donald Trump.

"Nous jouons tout simplement sur de nombreux tableaux", soutient la vice-première ministre polonaise Jadwiga Emilewicz. "Les États-Unis sont un partenaire stratégique, non seulement pour la Pologne mais aussi pour l'Europe, et nous l'avons revendiqué au cours de ces quatre dernières années, lorsque j'étais vice-ministre et ministre, c'était un point dont nous avions débattu avec les membres de la Commission européenne, à savoir que nous devions absolument resserrer nos liens avec les États-Unis, nous, comme l'ensemble des Européens".

"Le concept d'Union européenne est certainement plus récent, il n'est pas si vieux que cela", note Tomasz Płudowski, enseignant au sein du département des études américaines à l'université de Lódź. "Par conséquent, beaucoup de gens, y compris parmi les conservateurs, souscrivent aux valeurs européennes, mais n'apprécient pas forcément la façon dont l'Union européenne marche en ce moment. Ils ont le sentiment que l'Union européenne se focalise sur des sujets qu'ils considèrent comme étant de gauche, notamment en ce qui concerne les questions LGBT ou ce qui a trait au genre".

De son côté, l'opposition voit dans cette visite aux Etats-Unis un coup de communication.

"[Cette séquence] fait partie de la campagne électorale", estime Dariusz Rosati, ancien ministre polonais des affaires étrangères. "Le président Duda espère qu'une visite et une séance photo avec le président Trump vont lui conférer plus de popularité, un coup de pouce supplémentaire. Nous devons continuer à avoir de bonnes relations aussi bien avec l'Union européenne qu'avec les États-Unis. Mais notre sécurité repose sur deux piliers, l'OTAN et l'Union européenne, et ce gouvernement s'est engagé dans une politique unilatérale en misant sur un seul d'entre eux, ce qui est toujours périlleux et n'offre pas une position très stable".