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Covid-19 et tourisme font difficilement bon ménage, mais ce n'est pas impossible

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Covid-19 et tourisme font difficilement bon ménage, mais ce n'est pas impossible
Tous droits réservés  Harry Nakos/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Les premiers touristes arrivent petit à petit. Les destinations de vacances des Européens sont fin prêtes pour tenter de sauver la saison estivale, mais ce sera difficile affirme un rapport des Nations unies.

Les restrictions de voyage imposées par la pandémie pourraient en effet coûter jusqu'à 3,3 milliards de dollars à l'industrie mondiale du tourisme. Cela représenterait 4,2 % du PIB mondial.

Des chiffres abstraits pour vous et moi, mais qui illustrent une réalité bien tangible à l'échelle individuelle... Notamment en Italie, à Bergame, la ville qui fut un temps l'épicentre de l'épidémie de Covid-19 dans le pays.

"Maintenant, nous n'avons plus que 10 % du travail que nous avions. C'est simple, on servait 150 personnes par jour et maintenant entre 15 et 30 par jour", explique Marcello, propriétaire d'un café.

"C'est une situation qui touche le monde entier, nous devrions donc arrêter de focaliser sur Bergame", s'agace Bruna, employée d'un magasin de souvenir.

Encourager la venue de touristes, redonner et retrouver confiance n'est pas simple.

La Suisse, qui a entièrement rouvert ses frontières le 15 juin dernier, vient d'imposer une quarantaine de 10 jours aux nouveaux arrivants en provenance de pays considérés comme à risque. Cette mesure fait suite à une recrudescence des cas de Covid-19 qui serait due à des arrivants contaminés alors que le pays a largement maîtrisé le virus.

Tous les pays de l'Union européenne ont rouvert leurs frontières aux visiteurs de 15 pays qu'ils jugent sûrs. C'est une liste restreinte sensée rassurer et permettre de garder la propagation du virus sous contrôle.

Le Brésil est l'un des pays laissés de côté pour le moment, et à raison, il vient de dépasser la barre de 60 000 morts depuis la mi-mars.

L'Argentine voisine s'en sort mieux, bien qu'elle vienne de relancer un confinement strict de la capitale, Buenos Aires, après un pic de cas de Covid-19.

"Vu le nombre de cas que nous avons, il me semble que c'est la bonne chose à faire, de restreindre encore plus les sorties et la circulation des personnes dans la rue, mais au moins je peux travailler", explique Gabriel Kaplan, buraliste.

Plus de deux millions de permis de circulation ont dû être renouvelés pour les travailleurs exerçant des activités essentielles. Si les mesures avaient bénéficié d'un large soutien la première fois; la deuxième fois serait plus difficile à vivre selon les médias locaux.