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Filets fantômes : une entreprise toulousaine fait tester des balises aux pêcheurs du Var

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Filets fantômes : une entreprise toulousaine fait tester des balises aux pêcheurs du Var
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Il y a une semaine, un cachalot de dix mètres était sauvé par des plongeurs dans la Méditerranée, au large de l'Italie. Le mammifère avait la queue coincée dans un filet de pêche. Beaucoup sont perdus en mer, devenant des pièges mortels pour la faune marine. Pour que cette scène ne se reproduise plus, une société française a mis au point un système qui permet aux pêcheurs de retrouver leurs filets. L'expérimentation menée par l'entreprise toulousaine CLS et des scientifiques, vise aussi à réduire la pollution plastique des océans.

A Carquairanne, les pêcheurs artisanaux du Var vont tester en primeur cette technologie de CLS, filiale du Centre national d'études spatiales.

Casiers, palangres et filets seront munis de balises mesurant à peine dix centimètres. Chacune d'entre elles contient une puce reliée à l'un des huit satellites, qui, avec 25 autres à horizon 2022, couvriront l'ensemble de la terre.

Les balises émettront un signal permettant aux pêcheurs dotés d'une tablette de connaître la position de leurs engins de pêche.

"C'est vraiment un projet qu'on attendait, explique Pierre Morera, patron de pêche. En fait il va permettre d'éliminer complètement le problème du matériel qui est perdu, c'est jamais un fait exprès du pêcheur. Ce n'est pas le pêcheur qui va prendre des risques, qui va caler son filet n'importe comment et qui va le perdre, et qui va dire ce n'est pas grave je le laisse. Ca ne se passe jamais comme ça. Un filet qui est perdu au fond de l'eau, c'est une espèce de muraille dans laquelle le poisson va taper, et malheureusement, il peut continuer à attraper des poissons durant des années, et ne sera pas relevé vu qu'il a été perdu."

Perdre un filet, c'est perdre 3000 euros. Une balise coûterait environ 60 euros à l'achat, une somme à laquelle s'ajouterait l'abonnement aux services de traçage et de récupération.

A terme, une réglementation internationale pourrait obliger les pêcheurs à équiper leurs engins de balises afin de lutter contre la pollution marine des filets fantômes.