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L'ancien journaliste Ivan Safronov arrêté par le FSB pour trahison : "des accusations absurdes"

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L'ancien journaliste Ivan Safronov arrêté par le FSB pour trahison : "des accusations absurdes"
Tous droits réservés  Sofia Sandurskaya/Moscow News Agency
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Avant de devenir conseiller du chef de l'Agence spatiale russe, Ivan Safronov a travaillé comme journaliste. Il était considéré comme l'un des meilleurs et son arrestation a suscité la colère de ses collègues. Un certain nombre de journalistes ont protesté devant le siège du FSB. Ceux qui avaient des affiches demandant la libération d'Ivan ont été immédiatement arrêtés.

Kiril Krivosheev, correspondant du Kommersant pour la politique étrangère et ex-collègue d'Ivan était présent. Il a répondu à notre reporter Galina Polonskaya :

"Personne d'autre que lui n'avait l'habitude d'obtenir des infos exclusives. C'est le devoir professionnel d'un journaliste d'obtenir des informations sensibles et importantes. Etant donné la façon dont Ivan travaillait, bien sûr, il a pu mettre beaucoup de gens en colère."

Ivan Safronov a écrit sur les contrats internationaux d'armement, les attributions secrètes de hauts fonctionnaires, l'accident du sous-marin espion Losharik pour deux grands quotidiens d'affaires russes.

"Il y a un an, il, Ivan Safronov a été licencié du journal Kommersant pour un article suggérant que la présidente de la Chambre haute allait quitter son poste. L'ensemble du service politique a alors démissionné en signe de protestation", nous explique Galina Polonskaya.

Gleb Tcherkasov, le rédacteur en chef adjoint de l'époque, faisait partie de ceux qui ont démissionné. Il affirme que cette affaire est liée au travail de journaliste d'Ivan :

"C'est un signe très désagréable pour toute la communauté des journalistes. Je pense qu'ils veulent que plus personne ne fasse de journalisme, sauf pour réécrire des communiqués de presse".

Le FSB a déclaré qu'Ivan Safronov avait transmis des informations classifiées sur la coopération militaro-technique russe, sur la défense et la sécurité nationales à l'un des services de renseignement d'un pays de l'OTAN.

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, joint par téléphone, a confirmé :

"Il est accusé de trahison, de transfert de données secrètes à des services de renseignement étrangers. A notre connaissance, cette détention n'est pas liée aux activités de journalisme, auxquelles Ivan Safronov avait participées auparavant. ”

L'agence chargée du programme spatial civil russe, à son tour, insiste sur le fait que les accusations qui pèsent sur Safronov ne sont pas liées à son travail de conseiller chez Roscomos.

Ivan Safronov, lui, nie avoir trahi qui que ce soit. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à 20 ans de prison. Ses collègues qualifient ces accusations d'absurdes.