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Hacking : Londres précise les accusations contre Moscou

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Hacking : Londres précise les accusations contre Moscou
Tous droits réservés  Ted S. Warren/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Les Etats-Unis et le Canada se joignent à Londres, qui accuse des hackers russes de vouloir faire main basse sur des recherches destinées à trouver un vaccin contre le Covid-19.

"Avec nos homologues américains et canadiens", indique le ministre britannique des affaires étrangères Dominic Raab, "nous avons été clairs et nous avons publié une déclaration, indiquant que nous savions que les agences de renseignement russes avaient réalisé des cyber-attaques ciblées pour contrer les efforts déployés dans ces trois pays, et notre tentative, ici au Royaume-Uni, de trouver un vaccin grâce à la recherche-développement menée pour lutter contre le coronavirus et je pense que c'est vraiment affligeant".

La Russie nie toute implication dans cette tentative de vol de données. D'après Leonid Slutsky, président de la commission des affaires internationales de la Douma, Moscou développe déjà son propre vaccin et n'aurait selon lui pas besoin de ce type d'informations.

"Ce message est une absurdité complète", soutient-il. "Malheureusement, il est impossible de le qualifier autrement. La Russie compte les meilleurs virologues de la planète. Dans notre pays, ce vaccin en est au stade de développement le plus avancé. Et c'est un produit entièrement russe".

Le gouvernement britannique accuse aussi des "acteurs russes" non identifiés d'avoir cherché à interférer dans le scrutin de l'an dernier, en ayant mis la main sur des documents relevant du secret des affaires, diffusés ensuite sur les réseaux sociaux.

"Nous sommes en mesure de dire que nous pensons savoir, avec un niveau de certitude suffisant, que des acteurs russes ont tenté d'interférer dans les élections de 2019", assure Dominic Raab, " principalement en essayant de diffuser, et d'amplifier la résonance de documents obtenus illégalement, ayant fait l'objet de fuites, et qui concernaient les négociations de libre-échange entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Une enquête pénale est en cours".

"Je me souviens de dizaines de machinations ce ce genre, ces dernières années. Je voudrais déclarer, de manière responsable, que la Russie n'a jamais interféré dans aucun scrutin. À aucun niveau, ni d'une quelconque manière que ce soit, que ce soit une présidentielle ou des législatives, dans aucun pays du monde".

Lors des élections de l'an dernier, Jeremy Corbyn a utilisé certains des documents évoqués, issus de l'accord commercial entre les États-Unis et le Royaume-Uni, qui revenait selon lui à "brader" le système de santé britannique.