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Sommet européen : un accord sur le plan de relance peine à se dessiner

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Sommet européen : un accord sur le plan de relance peine à se dessiner
Tous droits réservés  Olivier Matthys/AP
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Troisième jour de pourparlers et toujours aucun accord à Bruxelles sur le plan de relance européen qui oppose d'un côté, les dirigeants français et allemand, de l'autre, les partisans de la sobriété budgétaire, dont le Néerlandais Mark Rutte.

La part des subventions et des prêts en question

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin confirme ces divergences : "_Les discussions tournent autour de la taille du plan et l'équilibre au sein de ce plan entre les subventions et les prêts. Sur ce point, il y a d'importants désaccords, malgré les avancées d'hier et de cette nuit."
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Sur la table, un plan de 750 milliards d'euros pour relancer une économie européenne en pleine récession. Les pays dits "frugaux" - Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède - sont favorables à une diminution de la somme globale et défendent un équilibre entre subventions et prêts.

Autre point sensible : le lien entre le versement des aides et le respect de l'Etat de droit. Cette proposition irrite particulièrement Budapest et Varsovie.

Les enjeux plus importants que jamais

Jack Parrock, correspondant d'euronews à Bruxelles : "Chaque dirigeant présent ici doit retourner dans son pays avec une annonce qui doit sonner comme une victoire pour les électeurs. Ce sommet est différent des précédents parce que les montants d'argent sont si élevés et les enjeux plus importants que jamais."

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte refuse, contrairement à la France et l'Allemagne, que ce plan soit composé essentiellement de subventions, mais souhaite qu'elles soit plafonnées à 350 milliards d'euros, la part restante serait composée de prêts assortis de strictes conditions.

"Sur la gouvernance de l'instrument Recovery and Resilience Facility, ils insistent pour qu'il y ait un vote à l'unanimité sur l'approbation des plans nationaux de relance. Chaque État membre aurait en fait un droit de veto sur la façon dont les autres États membres voudraient dépenser l'argent", indique Maria Pilati, analyste politique auprès du think thank "European Policy Centre".

Dimanche soir à Bruxelles, les 27 semblaient encore loin d'un consensus. Ce sommet, par ses enjeux et sa durée, pourraient marquer l'histoire de l'Union européenne.