DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Acted dénonce l'abandon des ONG après l'assassinat de ses employés au Niger

euronews_icons_loading
Acted regrette l'abandon des ONG
Acted regrette l'abandon des ONG   -   Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

Une chasse à l'homme est en cours au Niger, opérée par les forces françaises et nigériennes, pour retrouver les assassins des humanitaires d'Acted et de leurs accompagnateurs nigériens.

Les six Français, leur guide et leur chauffeur ont été froidement abattus lors d'une excursion touristique à Kouré, à 70 km de Niamey.

La justice française a ouvert une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Acted a annoncé le dépôt d'une plainte pénale.

"Nos collaborateurs avaient entre 25 et 50 ans, explique Frédéric De Saint-Sernin, directeur général de Acted. Ils étaient basés à Niamey, au QG de notre organisation, en zone jaune donc. C'est certainement une zone moins dangereuse que celles où nous avons travaillé depuis 25 ans. Nous travaillons au Niger depuis 10 ans."

L'humanité a demandé aux ONG de travailler là où plus personne n'allait. Ni les diplomates, ni les journalistes

Cette zone du Sahel reste néanmoins très dangereuse, les djihadistes y sèment la terreur. Pour Acted, c'est le drame de trop. Les travailleurs humanitaires doivent assister des populations démunies, et faire face à une violence dont ils sont devenus des cibles faciles.

"J'ai vu un changement très pénible ces vingt-cinq dernières années, constate amèrement Frédéric Roussel, co-fondateur de Acted. D'un côté, la communauté internationale n'arrive pas à régler les conflits et on demande aux ONG d'opérer, au nom de la communauté internationale, littéralement, une mission de service public. L'humanité a demandé aux ONG de travailler là où plus personne n'allait. Ni les diplomates, ni les journalistes."

Les humanitaires sont soumis à de strictes règles de sécurité, en raison de la forte menace d'enlèvements et d'attaques au Niger. Mais les ONG ont décidé de rester malgré la dégradation sécuritaire, dans un pays, qui pour la neuvième année consécutive, vient d'être classé par l'ONU dernier Etat en terme d'Indice de développement humain .