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La Chine taxe plus fortement les contraceptifs pour relancer la natalité, les Chinois dubitatifs

Un couple passe devant des hommes vêtus de préservatifs lors d'une activité de sensibilisation au sida organisée à Pékin le samedi 29 novembre 2003 à l'occasion de la Journée mondiale du sida.
Un couple passe devant des hommes vêtus de préservatifs lors d'une activité de sensibilisation au sida organisée à Pékin le samedi 29 novembre 2003 à l'occasion de la Journée mondiale du sida. Tous droits réservés  GREG BAKER/AP
Tous droits réservés GREG BAKER/AP
Par Jean-Philippe Liabot & Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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La Chine a rendu les préservatifs et autres contraceptifs plus chers pour tenter de stimuler les taux de natalité, mais les habitants de Pékin estiment que cette mesure n'aura que peu d'impact.

La Chine a augmenté le coût des préservatifs et autres contraceptifs dans le cadre de ses efforts pour stimuler les taux de natalité, mais les habitants de Pékin et les analystes estiment que cette mesure n'aura probablement pas beaucoup d'effet.

Depuis le 1er janvier, les consommateurs doivent payer une taxe sur la valeur ajoutée de 13 % sur les contraceptifs, les exemptions ayant été supprimées, tandis que les services de garde d'enfants et de courtage matrimonial restent exonérés d'impôts.

Cette politique intervient alors que les autorités tentent d'inverser la tendance à la baisse du taux de natalité en Chine, due au vieillissement de la population et à la faiblesse record du nombre de mariages.

Malgré l’abandon de la politique de l’enfant unique et des incitations, les naissances restent faibles et la population diminue de manière inexorable depuis 2022.

Les jeunes de Pékin ont déclaré que la taxation des contraceptifs ne s'attaquait pas aux raisons profondes qui empêchent les gens d'avoir des enfants. Une femme d'une trentaine d'années, qui n'a donné que son nom, Jessica, a déclaré à l'AFP que les pressions liées à l'emploi, à la vie quotidienne et aux inégalités sociales étaient les véritables problèmes.

"Les gens n'ont pas confiance en leur avenir et ne veulent donc pas avoir d'enfants", a-t-elle déclaré.

Xu Wanting, 33 ans, a déclaré que ceux qui ont besoin de contraceptifs continueront à en acheter, soulignant qu'ils sont également importants pour la santé reproductive des femmes.

La population chinoise a baissé pendant trois années consécutives et pourrait diminuer fortement d'ici à 2100, selon les projections des Nations unies.

Les dix dernières années, la natalité en Chine a chuté : le taux de natalité est passé d’environ environ 12 ‰ autour de 2016 à environ 6,4 ‰ en 2023, avec une fécondité tombant autour de 1 enfant par femme, très en dessous du seuil normal de remplacement démographique.

Alors que les dirigeants, dont le président Xi Jinping, se sont engagés à stabiliser le nombre de naissances, les experts estiment que la taxe sur les contraceptifs est insignifiante par rapport au coût élevé de l'éducation d'un enfant.

Un phénomène quasi généralisé sur la planète

Dans de nombreux pays européens, comme l'Italie, l'Espagne ou la France, la natalité est passée sous le seuil de renouvellement.

Cette tendance entraîne un vieillissement de la population qui pèse déjà sur les systèmes de retraite et freine la croissance.

Selon les projections, ce déficit de naissances provoquera un déclin ou une stagnation démographique d'ici la fin du siècle.

Le continent africain est le seul qui devrait échapper à cette régression.

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