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Bélarus : l’Europe doit agir avec prudence

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Bélarus : l’Europe doit agir avec prudence
Tous droits réservés  MTI/EPA/Taccjana Zenkovics
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Prendre position face au chaos bélarusse est un exercice diplomatique pour l'Union européenne. Après avoir condamnée la fraude électorale qui a permis à Loukachenko d'obtenir la présidence pour la sixième fois, l'UE se demande comment soutenir la demande de démocratie dans ce pays.

"L'influence de l'UE en Bélarus est très limitée, contrairement à celle de la Russie, de sorte qu'à court terme, il se peut que l'UE n'ait plus aucun poids sur ce qu’il se passe. Néanmoins, je dirais que le soutien humanitaire moral et pratique aux manifestants bélarusses et à la société civile est très important", expliqueKristi Raik du Centre international pour la défense et la sécurité.

L'UE demande au président Loukachenko de nouvelles élections transparentes, bien que pour le moment ce ne soit pas une option pour le régime au pouvoir.

"Nous sommes en faveur de la démocratie, de l'État de droit et d'élections libres et équitables. C'est pourquoi ces nouvelles élections doivent se dérouler sous la supervision d'organisations internationales et la meilleure, de mon point de vue, est celle de l'OSCE car cette organisation regroupe non seulement des pays européens, mais aussi les États-Unis, le Canada, le Bélarus et la Russie", ajouteDavid Mc Allister, député européen et président de la commission des affaires étrangères au PPE.

Les dirigeants européens menacent d'imposer des sanctions ciblées contre les responsables de la violence et de la falsification des résultats électoraux.

Mais pour Jelena Milic du centre d'études euro-atlantiques, "les sanctions sont toujours à la limite du supportable. Je pense que ce que l'UE a fait correctement, c'est de rejeter les résultats des élections au bon moment. Je pense qu'une tentative de médiation entre les partis d'opposition, les institutions électorales et le régime en place serait une bonne chose car la médiation légitimerait l'opposition et il y a des revendications".

Pour l'instant, le Kremlin semble être le seul interlocuteur de Loukachenko. L'enjeu est de taille pour éviter une autre Maïdan comme lors de la révolution ukrainienne. Le désengagement des Etats-Unis donne à Bruxelles une raison de plus d'agir avec prudence.