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Emmanuel Macron de retour au Liban après la nomination d'un nouveau Premier ministre

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Emmanuel Macron de retour au Liban après la nomination d'un nouveau Premier ministre
Tous droits réservés  GONZALO FUENTES/AFP
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Le président français Emmanuel Macron a appelé à la mise en place d'un "gouvernement de mission" au "plus vite" à son arrivée lundi soir au Liban, quelques heures après la désignation d'un nouveau Premier ministre dans ce pays englué dans une profonde crise politique et économique.

"J'ai vu qu'un processus s'était enclenché ces dernières heures qui a permis de faire émerger une figure en tant que Premier ministre. Il ne m'appartient ni de l'approuver ni de l'adouber (...) mais de m'assurer que c'est bien un gouvernement de mission qui sera formé au plus vite pour mettre en oeuvre les réformes", a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth.

"Ma position est toujours la même, celle de l'exigence sans ingérence", a-t-il ajouté.

L'objectif de la visite du président français, la deuxième depuis l'explosion tragique du 4 août, est de tenter d'aider à sortir le pays du marasme mais aussi de célébrer le premier centenaire du Grand-Liban, proclamé dans ses frontières actuelles par le général français Henri Gouraud le 1er septembre 1920.

Nouveau premier ministre, nouvel espoir ?

Quelques heures avant l'arrivée du président français, le Liban s'est doté d'un nouveau Premier ministre, son actuel ambassadeur en Allemagne Moustapha Adib, qui s'est engagé à appliquer sans tarder les réformes réclamées par la communauté internationale.

Moustapha Adlib, un universitaire de 48 ans peu connu, a toutefois été choisi comme de coutume par la plupart des forces parlementaires traditionnelles, lors de consultations au palais présidentiel.

"L'heure est à l'action", a déclaré le nouveau Premier ministre, s'engageant à former en un "temps record" une équipe d'"experts" qui mènera "rapidement les réformes (...), avec comme point de départ un accord avec le Fonds monétaire international" (FMI).

Dans un communiqué, le FMI a sobrement salué sa désignation, et répété son souhait de voir les autorités libanaises répondre à l'urgence de la crise.

Homme du système

M. Adib a été choisi dimanche par les poids lourds de la communauté sunnite, dont le chef du gouvernement doit être issu, la présidence allant selon la Constitution à un chrétien maronite et la présidence du Parlement à un musulman chiite.

Ce choix a été rapidement critiqué par le mouvement de contestation populaire.

"La biographie de Moustapha Adib montre bien qu'il est un homme du système, et qu'il doit sa nomination aux partis traditionnels", commente Nadim Houry, directeur de l'Initiative arabe de réforme, un centre de recherches.

Son prédécesseur Hassan Diab avait démissionné le 10 août, quelques jours après l'explosion, qui a décuplé la colère de la population.