Explosions à Beyrouth : hommage en musique au sénat français

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Par Cyril Fourneris
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Un concert s'est tenu vendredi à la chambre haute du Parlement à Paris, un mois tout juste après les violentes déflagrations qui ont dévasté la capitale libanaise.

Un mois après les explosions qui ont ravagé Beyrouth, un hommage musical a été rendu à la capitale libanaise au Sénat français à Paris.

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Un hommage musical à la capitale libanaise s'est tenu vendredi soir au Sénat français. Sur scène, le compositeur et pianiste Omar Harfouch. Un signe de fraternité entre la France et le Liban selon le président du Sénat, qui a affirmé à Euronews que son institution était prête à mettre son expérience au service du pays en crise.

"Naturellement il appartient aux Libanais et à eux seuls de décider, mais nous l'avons fait pour un certains nombre de pays, nous sommes disponibles, le Sénat, pour aider à la naissance éventuellement si les Libanais le décide, d'une institution. Qui permette le bicamérisme, qui est aussi une chance" a expliqué Gérard Larcher.

la France soutient la transition politique au Liban

Dans la salle, des diplomates, sénateurs et membres de la diaspora libanaise. Depuis l'explosion du port de Beyrouth, la France soutient la transition politique au Liban et coordonne l'aide internationale, qui reste conditonnée à des réformes jugées urgentes.

"On ne va pas continuer à donner des subventions, des fonds européens, qui ont pu être détournés ici ou là, nous avons des exemples, si on ne met pas en place de gouvernance. Donc il y a 250 millions qui ont été versés jusqu'à maintenant, et le reste, probablement, lorsque la gouvernance de l'utilisation de ces fonds sera organisée et je crois que c'est prudent, compte tenu du passé et du passif de ce pays et aussi de la volonté des Libanais" a déclaré Nathalie Goulet, sénatrice et organisatrice du concert.

"Beyrouth, ne meurt pas"

A l'occasion de ce concert, organisé en partenariat avec Euronews, Omar Harfouch, né au Liban et résidant en France, a dévoilé sa nouvelle composition : "Beyrouth, ne meurt pas".

"J'ai vécu la guerre civile au Liban. Je n'ai jamais eu le sentiment que le Liban était en train de mourir. Mais cette explosion a eu pour effet non pas seulement des dégâts humains, mais elle a aussi détruit les musées, l'art. Quand j'ai compris l'étendue des dégats et que c'est la culture qui a été touchée, j'ai comrpis que l'âme de Beyrouth avait été touchée et qu'elle risquait de mourir", dit-il.

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