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Brexit : nouveaux coups de semonce de Londres

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Brexit : nouveaux coups de semonce de Londres
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Le Brexit est à nouveau à l'ordre du jour. La pause estivale ne semble pas avoir calmé les tensions observées lors des négociations.

Deux nouveaux coups de griffe sont partis de Londres. Le gouvernement britannique devrait tout d’abord présenter cette semaine un texte qui pourrait annuler certaines règlementations concernant la situation en Irlande du Nord. Londres exige ensuite de parvenir à un accord d'ici le 15 octobre faute de quoi les deux parties devront avancer séparément. "Il n'y a pas de bluff de notre part. Le Premier ministre a été clair, clair lors des élections, clair depuis le scrutin. Nous ferons tout pour parvenir à un accord de libre-échange proche de celui conclu avec le Canada mais s'il n'y a pas d'accord nous quitterons les discussions", avertit George Eustice, ministre britannique de l’Environnement.

Mais l'idée, suggérée par Londres, de revenir sur l'accord de sortie du Royaume-Uni a provoqué la stupeur et la colère dans les institutions européennes. "Depuis le début de ces négociations l'Union européenne est engagée, et ce de façon constructive, et de bonne foi avec le Royaume-Uni", répond le porte-parole de la Commission européenne, Daniel Ferrie. L’institution dit aussi partager le souhait du Royaume-Uni de conclure rapidement un compromis.

L'inquiétude est cependant palpable au sein de la classe politique irlandaise. L’eurodéputé irlandais, Billy Kelleher, rappelle qu’il y a "déjà un accord, il s'agit de l'accord de retrait. Il a été approuvé par Westminster. La Chambre des Communes et la Chambre des Lords ont aussi voté favorablement", insiste-t-il. Le vice-premier ministre irlandais, Leo Varadkar, ajoute que "les traités internationaux doivent être honorés et qu’ils surpassent n'importe quelle législation nationale. Et cet accord existe pour s'assurer de ne pas voir l'émergence d'une frontière physique entre le Nord et le Sud".

Les pourparlers reprennent ce mardi à Londres. Les négociations sont actuellement dans l’impasse. Cette nouvelle passe d’armes pourrait bien échauffer davantage les esprits et réduit plus encore la perspective d’un compromis.