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Brexit : la négociation bloque, Barnier "inquiet"

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Brexit : la négociation bloque, Barnier "inquiet"
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La septième session de négociations visant à définir un cadre commercial post-Brexit s'est terminée ce vendredi sur une impasse. Les deux parties se rejettent mutuellement la faute et l'horizon d'un "no deal" se précise peu à peu.

La frustration se lisait sur les visages dans la capitale belge, à la suite d'un nouveau round de négociations tendu entre les représentants du Royaume-Uni et de l'Union européenne.

Alors qu'il ne reste à chacun que de deux mois, jusqu'à fin octobre, pour définir les relations commerciales post-Brexit, le représentant de l'UE Michel Barnier s'est dit "déçu et inquiet", se montrant même agacé lors du point presse.

"Trop souvent cette semaine, nous avons eu l'impression de reculer plutôt que d'avancer. Au regard du peu de temps qu'il reste, ce que j'ai dit en juillet reste vrai : à ce stade, un accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne semble peu vraisemblable. Je ne comprends tout simplement pas pourquoi nous gâchons un temps précieux" a regretté le diplomate français.

Son homologue britannique renvoie la faute sur l'UE, qu'il accuse de rendre "inutilement difficiles" les négociations, en exigeant que Londres accepte une continuité sur les aides d'Etat et la pêche, tout en insistant sur la nécessité de trouver un accord sur ces points "avant d'avancer sur les autres sujetsde la négociation", bloquant de facto toute progression.

Tic Tac à Londres et Bruxelles

C'est en effet sur ces deux thèmes explosifs que s'écharpent les négociateurs : Bruxelles veut maintenir l'accès de navires européens aux eaux poissonneuses britanniques et refuse au royaume britannique un quelconque "accès au marché unique à la carte".

Pour illustrer les divergences sur les conditions de concurrence, Michel Barnier a pris l'exemple des transports routiers. Selon lui, les Britanniques ne veulent pas que certaines règles s'appliquent à leurs chauffeurs lorsqu'ils circulent sur le continent européen comme les temps de conduite ou de repos alors que celles-ci s'imposent aux Européens.

Faute d'accord avant le 31 décembre (incluant le temps de ratifier un cadre potentiel), les seules règles de l'OMC s'appliqueront dès 2021 entre l'UE et son voisin, ce que ne souhaite aucune des deux parties en ces temps de crise. La prochaine session de négociations débutera le 7 septembre à Londres.