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Première mise au point sur le pacte migratoire européen

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Les premiers ministres polonais, hongrois et tchèque du groupe de Visegrad rencontrent la présidente de la Commission européenne pour une réunion sur les questions migratoires
Les premiers ministres polonais, hongrois et tchèque du groupe de Visegrad rencontrent la présidente de la Commission européenne pour une réunion sur les questions migratoires   -   Tous droits réservés  Francois Lenoir, AP
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Trois des quatre dirigeants du groupe de Višegrad réunis à Bruxelles. La Hongrie, la Pologne et la République tchèque ont souhaité faire part sans attendre de leurs commentaires concernant le projet de pacte migratoire présenté mercredi par la Commission européenne.

Le ton est donné rapidement par le Premier ministre hongrois. "L'approche générale n'a pas changé car ils veulent continuer à gérer la migration et non pas arrêter les migrants", estime Viktor Orban.

La position hongroise est : stopper les migrants
Viktor Orban
Premier ministre hongrois

La Commission a proposé un filtrage préalable à l'entrée des demandeurs d'asile qui franchissent les frontières extérieures de l'UE. Le groupe de Višegrad plaide pour la mise en place de centres d'analyse situés hors du continent. "Il faut des centres d'accueil hors d'Europe. Nous devrions négocier avec les pays d'Afrique du Nord, nous devrions avoir une stratégie à long terme avec la Syrie et la Libye", insiste le Premier ministre tchèque Andrej Babis.

Mais le conflit libyen s'enlise et les ONG dénoncent les violations brutales des droits de l'Homme dans le pays. Selon un rapport d'Amnesty international il y a sur place des centres de détention qui ne sont pas enregistrés auprès des organisations internationales. Dans ce document "nous expliquons comme cela est lié à la politique européenne migratoire qui a piégé pendant des années ces personnes dans le pays", explique Matteo de Bellis, chercheur pour l’ONG.

Si le nombre de migrants qui arrivent sur les côtes européennes est désormais modéré, les divisions entre les Etats membres restent toujours aussi profondes.