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Covid-19 : la perspective de nouvelles restrictions crée des remous en Europe

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Covid-19 : la perspective de nouvelles restrictions crée des remous en Europe
Tous droits réservés  Martin Meissner/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Inéluctable ou potentiellement dévastatrice pour l'économie, la perspective de nouvelles restrictions crée des remous au sein de la classe politique au Royaume-Uni, mais aussi Espagne entre le pouvoir central et les communautés autonomes.

En Espagne

Il n'y a pas qu'en France où les nouvelles restrictions suscitent l'opposition des autorités locales. En Espagne, compte tenu du "risque de transmission incontrôlée" du Covid-19, le ministère de la Santé espagnol recommande des mesures plus strictes aux autorités régionales : restrictions de déplacement, réduction des rassemblements à un maximum de six personnes et fermeture des aires de jeux.

Des mesures qui s'appliqueraient à des zones où le taux d'incidence dépasse les 500 personnes infectées pour 100 000 habitants et où le taux d'occupation des unités de soins intensifs est supérieur à 35 %. Mais Madrid refuse d'imposer de nouvelles restrictions indistinctement à l'ensemble de la capitale. Car ce sont les régions qui ont la compétence en la matière.

Le premier ministre Pedro Sanchez a également annoncé qu'une conférence sera organisée dans les prochaines semaines avec les dirigeants régionaux et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, pour discuter de la répartition des fonds européens consacrés à la relance économique.

En Allemagne

Les nouvelles restrictions sont une perspective qui préoccupe aussi l'Allemagne. La chancelière Angela Merkel souhaite l'éviter autant que possible, pour le bien de l'économie. "Tout le monde veut retrouver la vie que nous avions, surtout les jeunes de notre pays, mais nous risquons perdre tout ce que nous avons accompli ces derniers mois", a déclaré la chancelière allemande au Bundestag.

"Nous devons éviter de nouvelles restrictions car elles causeraient des pertes économiques importantes et des conséquences humaines, avec des personnes qui doivent mourir seules à l'hôpital ou car leurs proches ne peuvent venir leur tenir la main", a-t-elle ajouté.

Au Royaume-Uni

"Une action forte et locale", c'est ce que le premier ministre britannique Boris Johnson a pour sa part défendu à la Chambre des communes ce mercredi, après que le Royaume-Uni a enregistré son record de nombre de cas quotidiens depuis le début du lancement des tests à grande échelle.

"Lorsque le virus se propage comme il le fait actuellement dans certaines régions du pays, il faut prendre des mesures locales énergiques", a-t-il assuré.

Le premier ministre défendait sa stratégie face à une opposition qui l'accuse d'envoyer des signaux contradictoires et d'avoir une approche confuse, avec des règles qui varient d'une région à une autre.

Le premier ministre britannique est aussi critiqué par ses propres députés conservateurs, qui lui reprochent le manque de contrôle parlementaire sur ces restrictions qui entravent les libertés et peuvent donner lieu à de grosses amendes.

Alors que le Parlement doit examiner mercredi le renouvellement des pouvoirs exceptionnels accordés au gouvernement pour gérer l'épidémie, plus de 40 "Tories" ont signé un amendement visant à rendre l'approbation des députés obligatoire en cas de nouvelles restrictions à l'échelle nationale.