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A peine lancée, la saison de ski déjà en péril

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Un skieur porte un masque sur une remontée mécanique dans la station des 2 Alpes, le 17 octobre 2020
Un skieur porte un masque sur une remontée mécanique dans la station des 2 Alpes, le 17 octobre 2020   -   Tous droits réservés  Jeff Pachoud / AFP
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A 3500 mètres d'altitude, sur le glacier de la Grande motte, le coronavirus semble bien lointain. La station de ski de Tignes vient de rouvrir ses pistes dans un contexte particulièrement inquiétant. Depuis le 17 octobre, c'est l'ensemble du territoire français qui est placé en état d'urgence sanitaire et le virus est dans tous les esprits.

"Bien sûr, c'est une préoccupation majeure, mais elle n'est pas plus importante que chez les gens, à Londres, à Amsterdam ou ailleurs. Nous leur recommandons de se faire tester avant d'arriver, juste pour s'assurer qu'il n'y a pas d'épidémie pendant qu'ils sont ici", explique Stephie Dijkman, directrice marketing de Tignes.

Le port du masque est obligatoire dans les remontées mécaniques, les bus de transfert des skieurs ou encore chez les loueurs de matériel. Des précautions pour éviter la situation qu'a connue la station autrichienne de Ischgl en début de pandémie. Destination festive, surnommée l'Ibiza des Alpes, 6000 touristes de 45 pays différents affirment y avoir été contaminés donnant même lieu à des poursuites judiciaires.

"Tignes a perdu 70 millions d'euros cette année lorsqu'elle a du fermer début mars. La saison dernière, la moitié des visiteurs venaient de l'étranger, mais les restrictions de voyage et les quarantaines risquent de les dissuader de se rendre sur les pistes cette année", détaille Oliver Whitfield-Miocic, envoyé spécial d'Euronews sur les pistes.

Le secteur du ski emploie 120 000 personnes en France et chaque année se sont près de 10 millions de touristes étrangers qui se rendent dans les stations de sport d'hiver françaises.

A Tignes, on s'attend à une chute des réservations d'au moins 30% cette saison. Si c'est le cas, une partie du domaine pourrait même être fermé. Reste à savoir pour combien de temps et si les professionnels pourront s'en remettre.