EventsÉvùnementsPodcasts
Loader
Find Us
PUBLICITÉ

Islam radical en France : une cinquantaine d'associations dans le collimateur des autorités

Islam radical en France : une cinquantaine d'associations dans le collimateur des autorités
Tous droits rĂ©servĂ©s Lewis Joly/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Tous droits rĂ©servĂ©s Lewis Joly/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

đŸ‡«đŸ‡· En pleine vague d'hommages au professeur Samuel Paty, l'exĂ©cutif a continuĂ© de durcir le ton contre l'islamisme et la haine en ligne.

PUBLICITÉ

En pleine vague d'hommages au professeur Samuel Paty, l'exĂ©cutif a continuĂ© mardi de durcir le ton contre l'islamisme et la haine sur les rĂ©seaux sociaux, quatre jours aprĂšs l'attentat dont les enquĂȘteurs tentent toujours de prĂ©ciser les circonstances.

Les policiers antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre l'assaillant et le parent d'élÚve, actuellement en garde à vue, qui avait appelé à la mobilisation aprÚs un cours sur la liberté d'expression dispensé par M. Paty le 5 octobre.

Au total, 16 personnes étaient en garde à vue en fin de journée, dont cinq collégiens, pour comprendre comment Abdoullakh Anzorov, réfugié d'origine russe tchétchÚne, a pu retrouver et identifier M. Paty, 47 ans, avant de le décapiter vendredi prÚs de son établissement de Conflans-Sainte-Honorine. Six d'entre elles ont été relùchées mardi soir, a appris l'AFP auprÚs de sources judiciaires.

Le gouvernement va intensifier son action

L'entourage familial du tueur est également toujours interrogé, ainsi que le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avait accompagné le parent d'élÚve dans sa mobilisation sur les réseaux sociaux. Le parquet antiterroriste doit trÚs bientÎt décider du sort des gardés à vue.

A la veille de l'hommage national qu'il rendra à M. Paty dans la cour de la Sorbonne, Emmanuel Macron a promis mardi "d'intensifier" l'action du gouvernement contre les partisans de l'islamisme politique, plus que jamais dans le collimateur des autorités.

"Il ne s'agit pas de faire de nouvelles déclarations (...) ce sont des actes qui sont attendus par nos concitoyens. Ces actes s'intensifieront", a déclaré le chef de l'Etat à Bobigny, avant d'annoncer la dissolution dÚs mercredi du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, fondé par M. Sefrioui.

Une vaste opération policiÚre est lancée depuis lundi dans la mouvance islamiste aprÚs l'assassinat il y a quatre jours de l'enseignant Samuel Paty, auquel sera rendu mercredi un hommage national.

DÚs mercredi, le collectif pro-palestien Cheikh Yassine, "directement impliqué" dans l'assassinat, selon Emmanuel Macron, sera dissous en Conseil des ministres, et "des décisions de ce type à l'encontre d'associations, de groupements d'individus, suivront dans les prochains jours et les prochaines semaines", selon le chef de l'Etat.

Depuis l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, Emmanuel Macron a fait de ce dossier sa prioritĂ© absolue et compte muscler la loi contre les sĂ©paratismes qui doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©e le 9 dĂ©cembre en Conseil des ministres et dont il avait exposĂ© les grandes lignes dĂ©but octobre aux Mureaux (Yvelines).

Les réseaux sociaux en ligne de mire

Une cinquantaine d'associations, soupçonnées d'accointances avec l'islam radical, sont au total dans le collimateur des autorités, notamment le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et l'ONG humanitaire BarakaCity qui contestent les accusations portées contre elles.

Les autoritĂ©s ont Ă©galement ordonnĂ© la fermeture de la mosquĂ©e de Pantin, qui doit ĂȘtre effective mercredi pour avoir relayĂ© sur sa page Facebook une des vidĂ©os dĂ©nonçant le cours sur les caricatures de Samuel Paty. Mardi, sur place, les fidĂšles s'estimaient injustement "punis" par cette dĂ©cision.

Autre volet de la réplique gouvernementale, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la création prochaine d'un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles" sur internet afin de "reprendre le sujet" de la haine en ligne.

Dans un communiqué, les collÚgues de Samuel Paty ont, eux, exprimé leur "vive inquiétude face à l'impact des réseaux sociaux", "véritable fléau" dans l'exercice de leur métier.

Dans la matinée, la ministre déléguée à la citoyenneté MarlÚne Schiappa avait reçu les patrons France des réseaux sociaux et des plateformes pour les appeler "à la responsabilité" face au "cyber-islamisme".

Marche blanche et hommage à l'Assemblée nationale

La journĂ©e de mardi a par ailleurs Ă©tĂ© rythmĂ©e par des hommages au professeur d'histoire-gĂ©ographie, dont la mort a soulevĂ© une vive Ă©motion. À Conflans-Sainte-Honorine, une marche blanche a rĂ©uni en fin de journĂ©e des milliers de personnes venues saluer la mĂ©moire de M. Paty et dire non Ă  la "barbarie". "On est lĂ  pour dĂ©fendre la libertĂ© d'expression en soutien Ă  l'Ă©quipe enseignante, en protestation contre tous ces actes de barbarie", a expliquĂ© Ă  l'AFP Mehdi, 39 ans, habitant de Conflans venu avec sa fille de 11 ans.

Nathalie Allemand, 50 ans, est venue accompagnée de son fils, dont Samuel Paty était le professeur principal: "C'était important de venir avec mon fils pour qu'il digÚre. Il est choqué, il n'a pas pleuré".

Plus tÎt à l'Assemblée, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a annoncé que Samuel Paty serait décoré de la Légion d'honneur et que son fils de 5 ans serait "pupille de la nation".

Réunis sur les marches du Palais Bourbon, l'ensemble des députés, ceints de leur écharpe tricolore et masque anti-Covid sur le visage, ont observé en début d'aprÚs-midi une minute de silence en sa mémoire.

PUBLICITÉ

Hommage plus discret, Brigitte Macron a écrit une lettre révélée par le Parisien dans laquelle elle salue le travail des enseignants.

"Aujourd'hui avec vous, nous sommes tous profs", Ă©crit l'Ă©pouse du chef de l'Etat, elle-mĂȘme ancienne enseignante. "Etre prof (...) c'est transmettre et anticiper (...) C'est entrer dans une classe et s'y sentir Ă  sa juste place (...) C'est dĂ©velopper l'esprit critique (des Ă©lĂšves) pour les rendre libres", poursuit-elle.

Partager cet articleDiscussion

À dĂ©couvrir Ă©galement

Un homme de nationalitĂ© russe et ukrainienne arrĂȘtĂ© Ă  Roissy, soupçonnĂ© de prĂ©parer un attentat

No comment : des Ă©tudiants propalestiniens manifestent Ă  la Sorbonne

La police a évacué un campement de migrants à Paris