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Élection de Joe Biden : les réactions à travers la planète

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Élection de Joe Biden : les réactions à travers la planète
Tous droits réservés  Ahn Young-joon/AP PHOTO
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De nombreux dirigeants à travers le monde ont félicité Joe Biden, élu samedi président des États-Unis, tournant la page Donald Trump et l'appelant à une action commune face aux défis mondiaux.

Venezuela

"Je félicite le président élu Joe Biden et la vice-présidente Kamala Harris pour leur victoire. Le Venezuela (...) sera toujours prêt au dialogue et à la bonne entente avec le peuple et le gouvernement des États-Unis", a tweeté le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro.

Caracas a rompu les relations diplomatiques avec Washington en 2019 après la reconnaissance par l'administration Trump de l'opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

M. Guaido a lui aussi félicité Joe Biden pour sa victoire. "Nous travaillerons ensemble pour assurer le rétablissement de la démocratie, de la liberté et des droits humains pour le peuple du Venezuela", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu perd un allié stratégique en Donald Trump mais tend la main au président élu américain Joe Biden.

Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, soutien à la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, bénédiction à l'annexion du Golan et parrainage de la normalisation entre Israël et des pays arabes : Donald Trump a laissé sa marque pour Israël.

M. Netanyahu, qui avait qualifié Donald Trump de "meilleur ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison Blanche", l'a remercié dimanche pour avoir porté la relation bilatérale "à des sommets inégalés".

Mais il a d'un même coup tourné en quelque sorte la page Trump en invitant, sur un ton amical, Joe Biden à renforcer davantage cette relation.

"Joe, nous nous connaissons depuis près de 40 ans, notre relation est chaleureuse, et je sais que tu es un grand ami d'Israël (...) J'espère pouvoir, avec vous deux (Biden et sa colistière Kamala Harris), approfondir encore davantage l'alliance spéciale qui lie les Etats-Unis et Israël", a écrit M. Netanyahu sur Twitter.

Autorité palestinienne

En Cisjordanie occupée, le président palestinien Mahmoud Abbas a dit avoir "hâte de travailler" avec l'équipe Biden pour "améliorer" les relations américano-palestiniennes et garantir "la justice et la dignité" des Palestiniens.

La politique de Donald Trump en faveur d'Israël a poussé les Palestiniens à couper les ponts avec Washington. Sous son administration, les États-Unis ont fermé leur consulat à Jérusalem-Est, partie de la ville revendiquée par les Palestiniens, coupé leur aide aux Palestiniens et stoppé leur contribution à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.

Et le plan Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit notamment l'annexion de pans de la Cisjordanie par Israël et un État palestinien sur un territoire réduit, a été fustigé par les Palestiniens.

La colistière de Joe Biden, Kamala Harris, avait dit s'opposer à "l'annexion" et "l'expansion" des colonies israéliennes.

Mexique

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a estimé samedi qu'il était trop tôt pour féliciter Joe Biden, dont la victoire face à Donald Trump a été annoncée par les médias américains.

"Nous allons attendre que toutes les questions légales soient résolues. Nous ne voulons pas être imprudent", a déclaré M. Lopez Obrador à la presse.

"Nous ne souhaitons pas agir à la légère et voulons être respectueux de l'autodétermination des peuples et des droits d'autrui", a ajouté le président mexicain qui entretenait de bonnes relations avec le président sortant.

"Nous n'avons aucun litige avec ni l'un ni l'autre des deux candidats. C'est un sujet humain, il faut faire preuve de décence et de prudence politique avant de prendre position sur ce qui s'est passé", a conclu M. Lopez Obrador.

Les États-Unis et le Mexique ont resserré leurs liens commerciaux pendant la présidence Trump, mais ont des différends sur la gestion des flux de migrants qui tentent de passer par le territoire mexicain pour se rendre aux Etats-Unis.

Iran

"Le futur gouvernement américain a maintenant une occasion de se rattraper après les erreurs passées et de revenir sur la voie de l'adhésion aux engagements internationaux et au respect du droit international", a déclaré dimanche le président iranien Hassan Rohani, selon un communiqué officiel.

Ennemis de plus de 40 ans, l'Iran et les États-Unis se sont retrouvés par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019, sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

Le président américain sortant Donald Trump a dénoncé unilatéralement ce pacte en 2018 et engagé une politique de "pression maximale" contre l'Iran à coup de sanctions économiques ayant plongé l'économie iranienne dans une violente récession aux conséquences sociales dramatiques.

En riposte, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne.

Pendant la campagne présidentielle, M. Biden a indiqué qu'en cas de victoire à l'issue du scrutin du 3 novembre, il comptait proposer "à l'Iran une voie crédible de retour à la diplomatie" en vue de réintégrer les États-Unis au sein de l'accord de Vienne.

"La politique nuisible et erronée du gouvernement (Trump) au cours des trois dernières années a non seulement été condamnée par des peuples du monde entier mais a également été combattue par sa propre population, notamment lors de l'élection", a jugé M. Rohani, selon le communiqué publié par la présidence iranienne.

Afghanistan

"L'Afghanistan a hâte de continuer et d'approfondir son partenariat stratégique multidimensionnel avec les États Unis--notre partenaire fondateur--y compris pour le contre-terrorisme et amener la paix en Afghanistan", tweete le président Ashraf Ghani, alors que Donald Trump a signé un accord avec les talibans entérinant le retrait des troupes américaines, jugé trop rapide par beaucoup.

Jordanie

"J'ai hâte de travailler avec vous pour faire progresser le solide partenariat historique entre la Jordanie et les États-Unis, dans l'intérêt de nos objectifs communs de paix, de stabilité et de prospérité", tweete le roi Abdullah II de Jordanie en félicitant M. Biden et Mme Harris.

Japon

"Chaleureuses félicitations à @JoeBiden et @KamalaHarris. Je me réjouis de travailler avec vous pour renforcer davantage l'alliance Japon-Etats-Unis et assurer la paix, la liberté et la prospérité dans la région Indo-Pacifique et au-delà", a tweeté le Premier ministre japonais Yoshihide Suga.

Inde

Des Indiens ont fêté dimanche l'élection de Kamala Harris à la vice-présidence des Etats-Unis, saluant la victoire historique de cette femme d'origine indienne.

Kamala Harris a rendu hommage dimanche à sa mère, Shyamala Gopalan, une spécialiste du cancer née dans la ville de Chennai, dans le sud de l'Inde. "Elle croyait profondément en une Amérique où un moment comme cela était possible", a-t-elle affirmé devant ses sympathisants.

Dans le village de Thulasendrapuram, dans l'Etat du Tamil Nadu (Sud), où est né le grand-père maternel de Kamala Harris, P.V. Gopalan, un haut fonctionnaire indien, des habitants ont célébré cet événement.

Ils ont allumé des pétards, prié dans le temple principal et brandi des portraits de la première femme à accéder à la vice-présidence américaine à l'âge de 56 ans.

Dimanche matin, le Premier ministre Narendra Modi a félicité Joe Biden pour son élection à la Maison Blanche et souligné que l'élection de sa colistière était source d'une "immense fierté".