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Élargissement de l'UE : la Bulgarie barre la route à la Macédoine du Nord

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Élargissement de l'UE : la Bulgarie barre la route à la Macédoine du Nord
Tous droits réservés  Olivier Matthys/The Associated Press
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La Macédoine du Nord fera-t-elle partie de l'Union européenne ? Candidat depuis 2004, le petit pays des Balkans fait face à l'opposition de la Bulgarie, en raison de différendshistoriques.

Sofia estime que la langue et le peuple macédonien font partie intégrante de son identité, le langage employé à Skopje n'étant qu'un "dialecte bulgare". La géographie est également une source de friction entre les deux États car la Bulgarie compte sur son territoire l'oblast de Blagoevgrad, autrement appelé Macédoine du Pirin.

Au sein de l'Union europenne, l'opposition d'un État suffit à bloquer les pourpalers d'adhésion. La Bulgarie pourrait donc jouer les troubles fêtes ce mardi, alors que les ministres des Affaires européennes se réunissent pour évoquer le sujet.

Sofia rejette la responsabilité sur Skopje

Selon Krassimir Karakachanov, ministre bulgare de la défense, "ces questions peuvent être résolues par la signature d'un simple document. Malheureusement, Skopje rejette cette solution et n'est pas disposé à discuter de ces questions" souligne-t-il.

"Cela signifie que la Bulgarie n'a pas d'autre choix que de s'abstenir de fixer une date pour la première conférence intergouvernementale qui entamerait les pourparlers d'adhésion" indique-t-il.

L'influence de l'extrême droite bulgare

Un rapprochement opéré entre les deux États avait conduit à la signature d'un traité d'amitié historique en 2017. Mais d'après Vessela Tcherneva, directrice adjointe du Conseil européen des relations extérieures, les troubles politiques internes de la Bulgarie "ont conduit à une escalade de la réthorique", en particulière de la part des nationalistes.

La création d'une coalition entre le parti du ¨Premier ministre bulgare les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) et la formation nationalisteles Patriotes unis, a donc influencé la politique du gouvernement de Boïko Borissov. Selon Vessela Tcherneva la "crise politique en Bulgarie et l'instabilité de la coalition" ont poussé Sofia à relayer les revendications de l'extrême droite.