DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Etats-Unis : coup de théâtre, Trump valide le processus de transition vers l'administration Biden

euronews_icons_loading
Etats-Unis : coup de théâtre, Trump valide le processus de transition vers l'administration Biden
Tous droits réservés  Susan Walsh/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

Donald Trump va-t-il explicitement reconnaitre sa défaite dans les prochains jours ? Pour l'heure, une première étape vient d'être franchie, puisque le président américain sortant vient de valider le processus de transition du pouvoir à Joe Biden. Le président-élu peaufine, sans attendre, les contours de son futur gouvernement.

C'est une première étape, mais l'ancien magnat de l'immobilier, s'est toutefois encore gardé de reconnaître directement la victoire du démocrate, après plus de deux semaines de refus et de déni sans précédent dans l'histoire politique américaine.

Après avoir remercié la directrice de l'agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir (GSA), Emily Murphy, "qui a été harcelée, menacée et maltraitée", le républicain a ainsi promis dans un premier message posté sur Twitter de poursuivre un "juste combat" alors qu'il multiplie les recours en justice, sans succès, pour tenter de démontrer des fraudes lors du scrutin présidentiel du 3 novembre. Et "je crois que nous triompherons", a-t-il encore claironné.

"Néanmoins", a nuancé le président américain sortant dans un second message, "dans l'intérêt supérieur de notre pays, je recommande" que la GSA fasse "ce qui est nécessaire concernant les protocoles initiaux, et j'ai demandé à mon équipe de faire de même".

L'équipe de Joe Biden a aussitôt pris note de "la victoire apparente" établie par la GSA, une étape permettant "un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc".

Un processus de transition enclenché après "la certification de résultats électoraux"

Avant la série de tweets de Donald Trump, la directrice de la GSA – General Services Administration, soit les services généraux de l’administration américaine –, avait envoyé une lettre informant Joe Biden que la voie était ouverte à la transition et que les fond alloués à cette occasion, 6,3 millions de dollars (5,3 millions d'euros) allaient être débloqués.

Emily Murphy, qui a été accusée de partialité envers Donald Trump, a justifié sa prise de décision dans cette lettre : elle met en avant les récents développements des recours en justice et des certifications de scrutins pour expliquer son revirement. Le président sortant a ainsi essuyé ce lundi un autre échec avec la certification de la victoire de Joe Biden dans l'état du Michigan.

"Les habitants du Michigan ont parlé. Le président élu Biden a remporté l'État du Michigan par plus de 154 000 voix, et il sera notre prochain président le 20 janvier.", Gretchen Whitmer, gouverneure du Michigan.

Par ailleurs, Emily Murphy, qui assure ne pas avoir fait l'objet de pression de la part de l'exécutif, affirme avoir fait l'objet de menace ainsi que sa famille, son personnel et même ses animaux domestiques pour ne pas avoir débuter la transition plus tôt.

L'administration Trump doit officiellement reconnaître que Joe Biden est le président-élu pour que l'équipe de transition du démocrate puisse commencer à recevoir des informations classées top-secret et s'entretenir avec les équipes en place dans les différents ministères.

L'administration Biden se dessine

Joe Biden prépare, lui, son entrée à la Maison Blanche le 20 janvier. Le démocrate a ainsi présenté les premiers membres de son futur gouvernement avec plusieurs personnalités chevronnées ayant servi sous Barack Obama, comme Antony Blinken, prochain chef de la diplomatie américaine, ou Janet Yellen, pressentie au Trésor.

"Aujourd'hui, j'annonce les premiers membres de mon équipe de sécurité nationale et de politique étrangère. [...]. Il est temps de rétablir le leadership américain. Je leur fais confiance pour y parvenir.", Joe Biden

L'ancien secrétaire d'Etat John Kerry, 76 ans, fera lui aussi son retour à Washington en tant qu'émissaire spécial du président sur le climat, signe de l'importance qu'accorde Joe Biden à ce dossier.