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Beyrouth : un village de Noël installé près du lieu de la gigantesque explosion

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Beyrouth : un village de Noël installé près du lieu de la gigantesque explosion
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Rien de mieux que l'esprit de Noël pour tenter de chasser les mauvais souvenirs qui hantent encore Beyrouth. Nous sommes dans un quartier de la capitale libanaise situé tout près du port, qui fut le 4 août dernier le théâtre d'une gigantesque explosion, qui a ravagé une partie de la capitale libanaise, fait plus de 200 morts et 6 500 blessés.

C'est là qu'une ONG a décidé d'installer un village de Noël, pour tenter de redonner un peu de joie aux habitants, après une année plus difficile que jamais. "Malgré la perte de nos maisons, nous resterons forts et continuerons à aller de l'avant", explique cette habitante. "Le peuple libanais est habitué à être uni et quoi qu'il arrive, nous resterons unis. __Nous ne laisserons plus les politiciens nous humilier et je suis sûre qu'ils partiront. Nous serons unis pour ce Noël malgré le fait que nous ayons perdu beaucoup de personnes que nous aimons".

Les défis qui attendent le Liban

Mais passé les festivités, la réalité va vite rattraper les habitants de Beyrouth, et plus largement les Libanais, alors que le pays est plongé dans une très grave crise économique marquée par une hyperinflation et un chômage en forte hausse.

L'économie libanaise s'enfonce dans une "dépression délibérée", avait averti début décembre la Banque mondiale, dans un rapport accablant soulignant l'incapacité des dirigeants à faire face à la crise. Le Produit intérieur brut devrait reculer de 19,2% cette année après une contraction de 6,7% en 2019, et la dette devrait représenter l'an prochain 194% du PIB, toujours selon ce rapport.

Les Libanais attendent toujours la formation d'un nouveau gouvernement. Résultat, en attendant, les réformes exigées par la communauté internationale en échange de leur aide ne voient toujours pas le jour.

Et l'enquête sur l'explosion patine. Le 10 décembre, la justice avait inculpé le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, et trois anciens ministres. La déflagration avait été causée par un incendie dans un entrepôt qui abritait depuis des années, et sans précaution, des tonnes de nitrate d'ammonium. Les quatre hommes sont accusés de "négligence", mais suite à une réclamation faite par deux d'entre eux pour récuser le magistrat, l'enquête a été suspendue.