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"Honte" et "tragédie" : réactions des ex-présidents américains et des pays de l'Union européenne

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Par euronews avec AFP
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"Honte" et "tragédie" : réactions des ex-présidents américains et des pays de l'Union européenne
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"Honte", "tragédie"... les ex-présidents américains n'avaient pas assez de mots pour condamner les violences qui ont eu lieu au Capitole.

De Jimmy Carter à Barack Obama, ils ont tous dénoncé l'attitude de Donald Trump accusé d'avoir "allumé la mèche" insurrectionnelle.

"L'Histoire se souviendra des violences aujourd'hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l'issue d'une élection, comme d'un moment de déshonneur et de honte pour notre pays", a jugé l'ex-président américain Barack Obama dans un communiqué.

"Mais on ne regarderait pas la vérité en face si on considérait cet événement comme une surprise totale", a-t-il ajouté, dénonçant le "crescendo violent" des derniers mois, alimenté par le refus des républicains de "dire la vérité".

L'ancien président Bill Clinton a aussi dénoncé une "attaque sans précédent" contre les institutions américaines, "nourrie par plus de quatre années de politique empoisonnée".

"La mèche a été allumée par Donald Trump", a accusé l'ancien chef d'Etat démocrate.

Pour le républicain George W. Bush, l'irruption de partisans pro-Trump au Capitole et l'interruption de la séance de certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle pendant plusieurs heures étaient dignes d'une "république bananière".

"Je suis consterné par le comportement irresponsable de certains dirigeants politiques depuis l'élection et par le manque de respect montré aujourd'hui à l'égard de nos institutions, de nos traditions et de nos forces de l'ordre", a souligné le 43e président des Etats-Unis.

"C'est une tragédie nationale et cela ne représente pas ce que nous sommes en tant que nation", a abondé l'ancien président démocrate Jimmy Carter, qui a appelé de ses vœux "un dénouement pacifique".

Condamnations européennes

"Je crois dans la force des institutions et de la démocratie américaine. Une transition pacifique en est le coeur", a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Joe Biden a gagné l'élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des Etats-Unis".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé un "assaut inédit contre la démocratie américaine" et appelé au respect du résultat de l'élection présidentielle.

"Assister aux scènes de ce soir à Washington est un choc. Nous comptons sur les Etats-Unis pour permettre un transfert de pouvoir pacifique à Joe Biden", a déclaré pour sa part le président du Conseil européen Charles Michel.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses", et appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

"Rien ne peut justifier ces tentatives violentes pour faire échouer la transition légale et conforme du pouvoir", a jugé de son côté le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

En France, le président Emmanuel Macron a réagi par un message vidéo dans la nuit sur Twitter :

"Nous ne céderons rien à la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause" la démocratie,"

"Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d'un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d'une élection, c'est une idée universelle - celle d'un homme, une voix - qui est battue en brèche", a-t-il ajouté.

En Allemagne, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, a été tout aussi cinglant : "Trump et ses partisans devraient finalement accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie". "Les paroles incendiaires se muent en actions violentes", a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances et vice-chancelier Olaf Scholz a condamné les "images inquiétantes" de Washington, dénonçant "une attaque insupportable contre la démocratie".

En Italie, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a tweeté :

"La violence est incompatible avec l'exercice des droits démocratiques et des libertés. J'ai confiance en la force et la robustesse des institutions des Etats-Unis".

"C'est une véritable honte pour la démocratie et une attaque contre les libertés du peuple américain, a estimé pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Luigi di Maio.

En Espagne, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a dit "suivre avec préoccupation les informations en provenance du Capitole à Washington".

"J'ai confiance en la force de la démocratie américaine. La nouvelle présidence de @joebiden surmontera ce moment de crispation, en unissant le peuple américain", a-t-il estimé sur Twitter.