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Avec le Brexit, l’incertitude plane sur l’avenir des îles Malouines

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Par Elena Cavallone
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Avec le Brexit, l’incertitude plane sur l’avenir des îles Malouines
Tous droits réservés  PABLO PORCIUNCULA BRUNE/AFP or licensors
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Le Brexit soulève des questions jusque dans l’Atlantique sud, jusqu’aux îles Malouines. L’exclusion des territoires britanniques d’outre-mer de l’accord commercial conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne créé une situation inédite.

Si les 27 reconnaissent la souveraineté britannique sur cet archipel, les biens en provenance de cette région pourraient être soumis à des droits de douane. Cette situation porterait un coup à l’économie insulaire qui exporte 90% de sa pêche sur le marché européen. Les responsables sur place espèrent donc maintenir le statu quo. "Nous voulons simplement pouvoir continuer à faire du commerce pour notre bénéfice et celui de l’UE", résume Teslyn Barkman, membre de l’Assemblée législative des îles Malouines.

Un archipel contesté

Le président argentin s’était lancé en février dernier dans un tour des capitales européennes pour demander l’exclusion des îles Malouines de l’accord du Brexit. L’Argentine réclame la souveraineté de ce territoire. Avec la nouvelle situation politique en Europe, Buenos Aires espère bien pouvoir reprendre les négociations concernant un conflit vieux de plus d’un siècle. "Il n’est pas possible que depuis 188 ans une partie de l’Argentine soit usurpée par une puissance coloniale", explique le Secrétaire d'Etat argentin aux Affaires relatives aux îles Malouines, Daniel Filmus.

L'archipel a été le théâtre en 1982 d’un affrontement militaire. L’Argentine, alors sous dictature, a voulu reprendre ce territoire au Royaume-Uni. Mais ce coup de force s’est soldé par une défaite. Si tous les Etats membres de l’UE ont signé la résolution de l’ONU pour la décolonisation des îles, toutes les capitales membres de l'Union ont soutenu Londres lors du conflit. Pour certains analystes la sortie du Royaume-Uni peut changer la donne et lancer une politique de bonne relation avec Buenos Aires. "Certains Etats sont favorables à l’Argentine" comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal précise Christian Ghymers, président d’IRELAC (Institut interdisciplinaires pour les relations entre l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes).

En pleine incertitude sur l’avenir de ces îles, les forces britanniques ont mené au début du mois des exercices militaires dans la région. Londres indique ainsi ne pas vouloir abandonner ce territoire stratégique, situé à un peu plus d’un millier de kilomètres de l’Antarctique.

Journaliste • Grégoire Lory