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Les stations de ski en France pourraient avoir perdu un milliard d'euros

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Par Laurence Alexandrowicz
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Les stations de ski fermées
Les stations de ski fermées   -   Tous droits réservés  AFP
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Des milliards d'euros de perte pour les territoires alpins et pyrénéens, les acteurs de la montagne en France commencent à faire les comptes. Une semaine après l'annonce de la fin des rêves de ski de piste en février, les opérateurs de remontées mécaniques perdront au moins environ un milliard d'euros, soit 80% du chiffre d'affaires d'une saison, selon leur syndicat "Domaines skiables de France".

Pour certaines stations, c'est quasiment 100%, comme à Val Thorens, soit 66 millions d'euros de perte. Les stations veulent une compensation du gouvernement, mais aussi la poursuite du chômage partiel :

"Si nous ne tournons pas cette année, les machines n'auront pas eu d'usure" nous explique Jérôme Grellet, directeur général de la SETAM, les remontées mécaniques de Val Thorens. "E__t donc nous aurons peu ou pas de maintenance à faire cet été mais nous avons du personnel permanent en charge de la maintenance et on n'aura pas de travail à leur donner si les appareils n'ont pas tourné. On voudrait donc que le chômage partiel soit prolongé au delà de la période hivernale et qu'il aille jusqu'en fin d'automne."

Les stations c'est le moteur économique de toute une région, jusque dans la vallée.

"Le ski on dit souvent que c'est 52% du PIB de la Savoie, ajoute Jérôme Grellet, mais en fait on risque de se rendre compte que c'est vraiment beaucoup plus que ça. On sait qu'il y a beaucoup de business qui sont et seront impactés à l'avenir."

Exemple, cette entreprise de salaison. Chez "Henri Raffin" 250 salariés produisent de la charcuterie sur deux sites de Savoie et Haute-Savoie depuis quatre générations, des saucissons et jambons locaux dont les touristes des stations sont friands :

"On a une activité qui est née en Savoie qui est notre berceau d'origine, on s'est développé avec la fréquentation touristique dans les stations" raconte Laurent Herlin président de Henri Raffin. "Ça représente un quart de notre activité, jusqu'à 40% pendant la saison hivernale alors vous imaginez ce que fait une baisse d'activité de 40%. Les conséquences vont être aussi pour nos fournisseurs, les éleveurs de cochons qui sont aussi de la région Rhône-Alpes. Si nous vendons moins nous leur achetons moins de matière première".

Cette perte vertigineuse pour les stations de ski est aussi catastrophique pour la restauration, l'hôtellerie ou le commerce. Pour les collectivités c'est également un effondrement des recettes.