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Fin des consultations en Italie

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Fin des consultations en Italie
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Le président italien Sergio Mattarella a donné vendredi soir quatre jours aux partis au pouvoir pour négocier en vue de former un nouveau gouvernement, après la démission du Premier ministre Giuseppe Conte qui a plongé un peu plus le pays dans une crise politique.

M. Mattarella a indiqué qu'une majorité parlementaire pouvait être trouvée sur la base "des mêmes groupes qui soutenaient le gouvernement précédent". Il a chargé le président de la Chambre des députés, Roberto Fico, d'ouvrir des négociations plus en détail jusqu'à mardi.

M. Conte a été contraint à la démission mardi, près de deux semaines après le retrait de sa coalition de l'ex-chef du gouvernement Matteo Renzi et de son petit parti, Italia Viva (IV), indispensable pour avoir la majorité parlementaire.

Le Premier ministre continue à gérer les affaires courantes en pleine pandémie de Covid-19. Celle-ci a fait plus de 87.000 morts dans le pays et causé une profonde récession.

L'inconnnue Renzi

Mais cette crise politique fait peser un doute sur la capacité de l'Italie à gérer l'épidémie et à mettre en oeuvre un plan de relance de 222,9 milliards d'euros qu'elle doit soumettre d'ici le 30 avril à Bruxelles.

Plus tôt vendredi soir, le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème avant son arrivée au pouvoir), principal soutien de Giuseppe Conte, s'était finalement dit prêt à discuter avec Matteo Renzi, après avoir dans un premier temps exclu catégoriquement cette possibilité.

Un revirement immédiatement salué par le parti de M. Renzi, qui risque de causer des fractures au sein du M5S, où il aura du mal à être accepté.

"Pour le Mouvement, la seule personne capable de conduire avec sérieux et efficacité le pays à travers cette phase particulièrement complexe est Giuseppe Conte", a toutefois insisté Vito Crimi, haut responsable du M5S.

Affronter la crise

Le président Sergio Mattarella avait entamé des consultations mercredi avec les principaux dirigeants politiques du pays pour chercher une solution à la crise politique.

L'autre pilier de la coalition gouvernementale, le Parti démocrate (PD, centre-gauche) avait réaffirmé jeudi son soutien à M. Conte pour diriger un nouveau gouvernement tandis que l'opposition de droite et d'extrême droite poussait pour des élections anticipées en raison de sondages favorables.

M. Mattarella a fait le point devant la presse à l'issue de ses entretiens et a souligné la nécessité pour le pays d'avoir un gouvernement "avec un soutien adéquat" au Parlement pour pouvoir affronter la crise sanitaire, sociale et économique.

Il a souligné que les entretiens avaient fait ressortir "la perspective d'une majorité politique composée des mêmes groupes qui soutenaient le gouvernement précédent".

Le retrait par Matteo Renzi de la coalition au pouvoir, le 13 janvier, faisait suite à des semaines de critiques sur la gestion de la crise sanitaire et les plans de dépenses économiques de M. Conte.

Le Premier ministre Giuseppe Conte, membre d'aucun parti mais proche du Mouvement 5 Etoiles, reste toutefois le dirigeant politique auquel les Italiens font le plus confiance (52%), selon un sondage publié jeudi.