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Coronavirus : à Londres comme à Berlin, priorité aux vaccins

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Boris Johnson tient un flacon contenant des doses du vaccin de Pfizer et BioNTech à Batley, Yorkshire de l'ouest, Royaume-Uni, le 1er février 2021
Boris Johnson tient un flacon contenant des doses du vaccin de Pfizer et BioNTech à Batley, Yorkshire de l'ouest, Royaume-Uni, le 1er février 2021   -   Tous droits réservés  Jon Super/Jon Super
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Angela Merkel a défendu lundi les livraisons de vaccin contre le Covid-19 "plus lentes" dans l'UE qu'ailleurs en raison notamment du refus des Européens de délivrer des autorisations d'urgence comme l'ont fait les Britanniques.

"Il est vrai que ce fut plus lent sur certains points mais il y a aussi de bonnes raisons que ce soit plus lent", a assuré la chancelière allemande, alors que l'Union européenne fait face à un déluge de critiques pour les délais dans la campagne de vaccination entamée juste après Noël.

Elle a également souligné que les négociations avec les laboratoires pharmaceutiques avaient été longues et ardues.

"Nous avons longtemps lutté" notamment sur la question de la responsabilité des laboratoires dans le respect des délais de livraison, a insisté la dirigeante à l'issue d'un sommet de lutte nationale contre le Covid, avec les dirigeants des 16 Etats régionaux, deux commissaires européens et des représentants des groupes pharmaceutiques avec qui l'Union européenne a conclu des accords d'achat de vaccins.

"Je comprend la déception" de la population "car tout le monde a pensé qu'au vu des volumes de commandes" de vaccins effectuées par les autorités, ces derniers "allaient arriver beaucoup plus vite", a admis Mme Merkel.

Chaque Allemand se verra proposer une vaccination d'ici la fin de l'été

Mais elle a souligné qu'il ne serait pas possible au cours du premier trimestre en tout cas d'augmenter les capacités de production des fabricants au-delà de ce qui est déjà prévu.

En Allemagne, où la deuxième vague de contaminations depuis l'automne a frappé plus durement la population que la première, les critiques sont particulièrement virulentes, notamment à l'endroit de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, accusée notamment d'avoir commencé à négocier trop tard avec les laboratoires.

Malgré ces ratés, Angela Merkel a répété que tous les Allemands adultes souhaitant recevoir une injection se verraient proposer une vaccination "d'ici la fin du troisième trimestre, c'est-à-dire à la fin de l'été".

Actuellement trois vaccins ont reçu le feu vert de Bruxelles pour être distribués sur le continent, ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca. Mais ils ont subi d'importants retards de livraison.

De son côté, la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides a souligné que les mois à venir resteraient difficiles. "Nous devons tous continuer à travailler ensemble dans la solidarité pour trouver des solutions et créer la confiance avec pour seul objectif pour délivrer les vaccins aussi vite que possible", a-t-elle dit.

Le Royaume-Uni vaccine 900 000 personnes en un week-end

La biotech franco-autrichienne Valneva, qui développe un candidat-vaccin contre le Covid-19, devrait commencer à livrer à l'automne le Royaume-Uni, qui, le premier, l'a soutenu et lui a passé des commandes, précise Franck Grimaud, le directeur général, dans un entretien à l'AFP.

Comme les autres laboratoires, la biotech n'a pas attendu d'avoir terminé tous les essais cliniques de son candidat-vaccin pour le vendre. Etant données les sommes colossales nécessaires pour développer et produire un vaccin, la plupart des sociétés pharmaceutiques dans la course ont en effet cherché des collaborations assez tôt.

Le Royaume-Uni s'est positionné le premier, en passant un accord dès juillet, avant de signer en septembre dernier un partenariat portant sur un potentiel de 190 millions de doses achetées, pour une valeur maximale de 1,4 milliard d'euros.

Il a exercé, lundi, une option visant la fourniture de 40 millions de doses supplémentaires pour 2022, portant à 100 millions le nombre total de doses commandées auprès du laboratoire franco-autrichien à ce jour. L'Union européenne a, elle, attendu davantage : en janvier, la Commission européenne a indiqué avoir conclu des pourparlers exploratoires avec Valneva et envisager d'acheter jusqu'à 60 millions de doses. Valneva indique être aussi en discussions avec d'autres États.

Les résultats des premières phases des essais sur l'homme sont attendus en avril, pour une mise sur le marché espérée à l'automne 2021 au Royaume-Uni, puis en Europe.

9,2 millions de personnes ont déjà reçu une injection jusqu'à présent au Royaume-Uni, dont plus de 900 000 ce week-end.