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Près de 1 400 arrestations en Russie, bilan d'une journée noire pour l'opposant Alexeï Navalny

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Près de 1 400 arrestations en Russie, bilan d'une journée noire pour l'opposant Alexeï Navalny
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Pression policière massive dans les rues de Moscou après la condamnation de l'opposant russe Alexeï Navalny à deux ans et huit mois de prison. Toute la journée, les forces de police ont tenté d'empêcher les rassemblements de soutien à l'ennemi politique numéro un de Vladimir Poutine.

Près de 1 400 personnes ont été arrêtées. Quelques échauffourées ont eu lieu juste après le verdict.

Les vidéos diffusées par les médias locaux ou partagées sur Internet montrent des policiers en gilet pare-balles frappant des manifestants avec des bâtons.

"Je suis venue ici parce que nous sommes pour la libération de Navalny et pour les droits et libertés des citoyens russes. Si Navalny a été condamné aujourd'hui, cela signifie que la loi n'existe pas dans notre pays" explique une manifestante.

Alexei Navalny a été incarcéré pour violation de la liberté conditionnelle dont il avait écopé pour détournement de fonds en 2014. Une affaire qu'il juge politiquement motivée et dont le verdict avait été dénoncé par la cour européenne des droits de l'homme.

Il a été arrêté à son retour en Russie le mois dernier après avoir survécu à une tentative d'assassinat par empoisonnement en août 2020, empoisonnement qu'il attribue au FSB.

Ce verdict de la justice russe a entraîné la condamnation unanime de l'Occident.

L'Union européenne et les États-Unis ont demandé sa libération immédiate :

Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche a déclaré :

"Nous réitérons notre appel au gouvernement russe pour qu'il libère immédiatement et sans condition M. Navalny, ainsi que les centaines d'autres citoyens russes détenus à tort ces dernières semaines pour avoir exercé leurs droits".

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé des réactions occidentales "déconnectées de la réalité" et une ingérence "dans les affaires d'un Etat souverain".