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Nucléaire iranien : l'AIEA sauve les meubles, la solution est désormais politique

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Le directeur de l'AIEA, Rafael Grossi, depuis l'aéroport de Vienne après son retour d'Iran
Le directeur de l'AIEA, Rafael Grossi, depuis l'aéroport de Vienne après son retour d'Iran   -   Tous droits réservés  Ronald Zak/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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"Nous ne voilons pas la face, l'accès aux installations nucléaires de l'Iran sera réduit, mais la situation est sauvée dans l'immédiat." C'est la conclusion de la visite du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique Rafael Grossi en Iran. L'accord temporaire trouvé avec Téhéran permettrait de maintenir une surveillance des activités nucléaires iraniennes le temps que les pourparlers diplomatiques s'engagent entre les signataires du pacte de 2015. L'Iran attend notamment la levée des sanctions économiques remises en place sous Donald Trump.

"En premier lieu, nous avons reconfirmé que l'Iran continuera à mettre en œuvre l'accord de garanties généralisées sans aucune limitation, comme il l'a fait jusqu'à présent. En second lieu, nous avons convenu qu'au vu de la nouvelle loi iranienne et en particulier au vu de la disposition qui établit des limitations, nous avons conclu un accord technique bilatéral temporaire en vertu duquel l'agence va poursuivre ses activités de vérification et de surveillance nécessaires pour une période allant jusqu'à trois mois" a déclaré Rafael Grossi.*

L'Iran affirme que l'accord ne donne aux inspecteurs que 70 % de l'accès dont ils bénéficient actuellement. Mais l'AIEA soutient que des contrôles inopinés restent possibles et que le nombre d'inspecteurs de l'agence restera inchangé dans le pays.

C'est à présent aux diplomates de trouver une solution politique. Ils ont trois mois pour remettre à plat l'Accord de Vienne de 2015. Accord qui prévoit une levée progressive des sanctions internationale en échange de la garantie que l'Iran ne se dotera pas de l'arme atomique. Même si la République islamique a toujours nié avoir de telles intentions. Une réunion informelle sous l'égide de l'Union européenne est envisagée.

L'Iran ne s'est pas retiré de l'Accord de Vienne, contrairement aux États-Unis, mais depuis 2019, Téhéran a réduit ses engagements sur des points sensibles tels que les niveaux d'enrichissement de l'uranium à 20 % et l'utilisation de centrifugeuses perfectionnées interdites selon l'accord.