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Menace persistante à Washington : la police du Capitole veut renforcer la sécurité deux mois de plus

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Par euronews avec AFP, AP
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Menace persistante à Washington : la police du Capitole veut renforcer la sécurité deux mois de plus
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C'est une image à laquelle les abords du Capitole vont probablement devoir s'habituer : des membres de la Garde nationale patrouillant autour du Congrès, des murs de barbelés, et un climat de tension sourde...

Deux mois après l'assaut meurtrier du 6 janvier, la police du Capitole a en effet demandé à ce que la Garde nationale continue à assurer la sécurité au Capitole pendant deux mois supplémentaires. Une demande qui est en cours d'examen au Pentagone.

Plus de 5000 membres de la Garde nationale sont actuellement mobilisés à Washington. Ils devaient en principe tous rentrer chez eux le 12 mars, mais leur mission pourrait donc se prolonger, en raison d'une menace persistante de groupes extrémistes.

Jeudi, le Capitole était en alerte. Selon des informations des renseignements américains, un groupe d'extrémistes "non-identifié" aurait évoqué fin février le projet de prendre le contrôle du Capitole".

La Chambre des représentants avait avancé à mercredi soir des votes prévus au départ jeudi. Mais le Sénat a maintenu sa séance et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a minimisé jeudi les craintes sécuritaires derrière la décision de décaler les votes.Finalement, pas de manifestation : les abords du Capitole sont restés calme.

Alors pourquoi ce jeudi 4 mars en particulier ?

Parmi les mouvances ou milices potentiellement impliquées dans ces manifestations craintes par la police, figure la mouvance complotiste QAnon, dont une partie de ses membres accorde en effet une importance symbolique au 4 mars, date à laquelle les présidents américains prenaient leurs fonctions jusqu'en 1933.

Refusant toujours d'accepter la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre, certains seraient persuadés que Donald Trump pourrait être investi une seconde fois mercredi.

Ces conspirationnistes sont persuadés que des fraudes massives - jamais prouvées - ont empêché la réélection de l'ex-président américain. Installé en Floride, celui-ci n'a d'ailleurs pas réagi à cette nouvelle alerte, qui a fait à nouveau craindre le pire à Washington.