Nicolas Sarkozy de retour devant les juges : tout comprendre à l'affaire Bygmalion

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Nicolas Sarkozy Tous droits réservés Christophe Ena/AP
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Par euronews avec AFP
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Après avoir été condamné dans l'affaire dite "des écoutes", Nicolas Sarkozy est jugé à nouveau à partir de mercredi à Paris, pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012 dans l'affaire Bygmalion.

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Nicolas Sarkozy de nouveau face à la justice. Deux semaines après avoir été condamné à de la prison ferme - trois ans dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence - dans "l'affaire des écoutes", l'ex-président français est cette fois-ci accusé de "financement illégal" de sa campagne présidentielle de 2012. Un système de fausses factures mis au jour en 2014, qui lui aurait permis d'exploser le plafond des dépenses de campagne.

Grue, écrans géants, salle dignes d'un concert... Pour les derniers meetings de la campagne, l'équipe de campagne avait vu grand. Et des meetings, il y en a eu en tout 44 entre janvier et mai 2012, contre 10 pour François Hollande. Mais les factures s'avèrent être salées. Les enquêteurs estiment que le total des dépenses aurait atteint 40 millions d'euros soit deux fois le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros en 2012.

A l'époque, c'est Event & Cie, une filiale de Bygmalion, une société de conseil en communication fondée par Bastien Millot et Guy Alvès, deux proches de Jean-François Copé, alors président du parti de droite d'alors, l'UMP, qui sont chargés d'organiser les meetings.

Pour dissimuler le dépassement, une partie des dépenses auraient été facturées au parti de droite et non à l'association de financement pour la campagne. Au final, c'est le donc l'UMP qui aurait supporté les dépenses excessives, permettant ainsi à l'équipe de campagne d'aller au-delà du plafond autorisé.

Nicolas Sarkozy était-il au courant ?

Jean-François Copé a depuis été blanchi. Mais ce n'est pas le cas de 14 autres protagonistes qui vont être jugés : d'anciens cadres du parti, des responsables de la campagne de 2012, les dirigeants de Bygmalion. Et Nicolas Sarkozy.

Il s'agit maintenant de savoir si l'ex-président était au courant de ce système de double comptabilité. Dans l’émission "Complément d’enquête" diffusée sur France 2, l'ancien directeur de campagne Guillaume Lambert, qui figure parmi les prévenus, assure avoir directement prévenu l’ex-candidat sur les dépassements des frais. "Je lui ai indiqué la nécessité de faire des économies dans la campagne, de réduire un certain nombre de postes de dépense", a-t-il déclaré.

Même s'il "ne se dérobera pas", Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il n'assisterait qu'aux audiences le concernant. L'ancien président encourt un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende mais le procès a de très fortes chances d'être renvoyé en raison de l'hospitalisation de l'avocat de Jérôme Lavrilleux.

L'ex-directeur adjoint de la campagne est le premier protagoniste à s'être exprimé, à la suite des révélations du Point et de Libération début 2014, sur un scandale qui a conduit à ternir un peu plus l'image de la droite, déjà fragilisée par une défaite à la présidentielle deux ans plus tôt, et par la guerre fratricide qui avait opposé les camps de François Fillon et de Jean-François Copé.

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