DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Afghanistan : le retrait des derniers soldats américains d'ici le 1er mai sera "difficile"

euronews_icons_loading
Afghanistan : le retrait des derniers soldats américains d'ici le 1er mai sera "difficile"
Tous droits réservés  AP/AP
Taille du texte Aa Aa

Les troupes américaines n'auront sans doute pas quitté l'Afghanistan d'ici le 1er mai, c'est le message délivré par le secrétaire américain à la défense Lloyd Austin, en visite surprise dimanche à Kaboul. Les talibans parlent de représailles si Washington ne respecte pas l'accord conclu en 2020 quand le président afghan Ashraf Ghani presse les Américains à rester le plus longtemps possible.

"Ce que nous voulons voir, c'est une fin responsable à ce conflit. c'est le message que j'ai entendu de la part de tout le monde lorsque j'ai parlé à nos partenaires ici aujourd'hui : tous sont vraiment désireux d'une transition responsable vers autre chose" assureLloyd Austin, le secrétaire américain à la Défense.

Les Etats-Unis ont conclu en février 2020 au Qatar un accord historique avec les talibans qui prévoit le retrait de tous les soldats américains d'ici au 1er mai prochain en échange de garanties sécuritaires et de l'ouverture de négociations directes inédites entre les insurgés et les autorités de Kaboul.

Mais les négociations interafghanes qui ont commencé en septembre à Doha piétinent et les combats se sont intensifiés sur le terrain, notamment dans lesle retrait américain zones rurales. L'administration Biden a en outre estimé que les talibans n'avaient pas tenu leur engagement de rompre définitivement avec les groupes jihadistes tels qu'Al-Qaïda.

Il ne reste plus que 2.500 soldats américains en Afghanistan, où les Etats-Unis sont intervenus militairement dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 sur leur sol.

Interrogé sur l'avertissement des talibans quant à d'éventuelles "conséquences" si les troupes américaines n'étaient pas toutes parties le 1er mai, Lloyd Austin, qui a lui-même été à la tête d'une division en Afghanistan de septembre 2003 à août 2005, s'est voulu rassurant.

"J'ai une grande confiance (en lui) et dans son aptitude à protéger nos soldats", a-t-il en effet répondu, parlant du général Austin Miller, le commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan.

Les médiateurs dans le conflit afghan ont exhorté jeudi les talibans à renoncer à leur offensive de printemps, à l'issue de pourparlers à Moscou.

Les discussions dans la capitale russe étaient organisées parallèlement à celles ayant débuté en septembre à Doha et à celles que la Turquie veut accueillir en avril à Istanbul.