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La France passe la barre des 100 000 morts du Covid-19

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Par Vincent Coste avec AFP
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Cercueils de victimes du Covid-19 dans les locaux d'une entreprise funéraire de Mulhouse, dans l'est de la France, le 5 avril 2021
Cercueils de victimes du Covid-19 dans les locaux d'une entreprise funéraire de Mulhouse, dans l'est de la France, le 5 avril 2021   -   Tous droits réservés  SEBASTIEN BOZON/AFP or licensors
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Le seuil symbolique et dramatique des 100 000 morts du Covid-19 a été franchi ce jeudi soir en France. 300 nouvelles personnes sont décédées en 24 heures dans l'Hexagone après avoir contracté le virus Sars-CoV-2, selon les derniers chiffres officiels fournis par Santé publique France (SPF).

En franchissant cette barre, la France rejoint en Europe la Grande-Bretagne (127 000 morts) et l'Italie (115 000 morts), tout comme la Russie, où 100 400 morts ont été enregistrés selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais d'autres pays (République tchèque, Hongrie) ont une mortalité plus élevée par habitant.

Selon une autre source, l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) qui se base sur les certificats de décès, ce bilan est pourtant sous-évalué, les 100 000 morts auraient été déjà dépassés depuis des semaines.

"Toutes nos forces sont jetées dans la bataille contre l'épidémie (...) mais viendra évidemment ce moment de l'hommage et du deuil pour la Nation", a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Mais aucune date n'a été communiquée par les autorités pour cet hommage aux victimes de l'épidémie.

Ecoutez la déclaration (à partir de 52m et 27s) de Gabriel Attal sur les 100 000 morts en France

Malgré la violence de la première vague (près de 30 000 morts entre mi-mars et mi-mai 2020), la grande majorité des décès sont survenus depuis fin octobre (environ 65 000), conséquence d'une deuxième vague qui ne s'est jamais échouée, puis d'une nouvelle forte reprise épidémique durant l'hiver, portée par le variant anglais plus contagieux du coronavirus.

Jamais depuis la grippe espagnole, qui a frappé la France en 1918 et 1919 et qui a fait plus de 400 000 morts, aucune autre épidémie que le Covid-19 n'a été aussi virulente. Si la vaccination massive dans les Ehpad a porté ses fruits, près de 300 morts s'ajoutent encore chaque jour à l'hôpital en avril.

Avec plus de 5 900 malades du Covid-19 soignés dans des services de réanimation, au plus haut depuis le printemps 2020, "la troisième vague n'est pas derrière nous", a prévenu Gabriel Attal. "Le pic des hospitalisations n'a pas encore été atteint, cela signifie que nous avons encore devant nous des jours très difficiles", a-t-il ajouté.

Les embûches sont encore nombreuses. Cette semaine, la France a fermé à la hâte les liaisons aériennes avec le Brésil, en raison des inquiétudes autour du variant P1, considéré comme plus dangereux, mais encore très minoritaire en métropole. D'autres pays vont suivre, assure le gouvernement.

Et au moment où les premières 200 000 doses du vaccin Johnson & Johnson viennent juste d'être livrées, l'annonce du fabricant américain de retarder son déploiement en Europe met un point d'interrogation sur les quelque 350 000 autres doses qui devaient être reçues fin avril.

Rare bonne nouvelle, la France va bénéficier d'au moins sept millions de doses de plus du vaccin Pfizer/BioNTech au 2e trimestre, ont annoncé mercredi plusieurs membres du gouvernement, conséquence d'une accélération des livraisons à l'Union européenne.

A ce jour, 11 366 175 ont reçu une première injection, soit 21,5% de la population majeure, et 3 982 264 ont reçu les deux doses, soit 7,8% des Français âgés de plus de 18 ans.

Depuis le début de la pandémie, en Chine en décembre 2019, plus d'un million de morts ont été recensés en Europe. Au niveau mondial, le Covid-19 a provoqué le décès de pratiquement 3 millions de personnes.