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Covid-19 : la troisième vague sévit toujours en Europe

Par Vincent Ménard  & AFP
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Julian Stratenschulte/dpa via AP
Julian Stratenschulte/dpa via AP   -   Tous droits réservés  Julian Stratenschulte/(c) Copyright 2021, dpa (www.dpa.de). Alle Rechte vorbehalten
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La "troisième vague" de la pandémie de Covid-19 est loin d'être terminée, a averti le Premier ministre français.

En visite à l'hôpital de Caen, Jean Castex a rappelé qu'il y avait toujours un décalage entre le nombre de contaminations et la situation dans les services de réanimation.

Le bilan a franchi un cap symbolique hier, celui des 100 000 décès liés au coronavirus depuis le printemps dernier.

La campagne de vaccination s'accélère avec la possibilité depuis ce vendredi pour les personnes âgées de plus de 60 ans de recevoir le sérum de Pfizer ou celui de Moderna.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a reçu ce vendredi sa première dose d'AstraZeneca.

En raison de rares mais graves cas de thromboses observés principalement chez des jeunes femmes, le vaccin du laboratoire suédo-britannique est uniquement administré aux plus de 60 ans.

Angela Merkel refuse par ailleurs d'entendre parler d'un allègement des contraintes sanitaires.

Angela Merkel : "Les médecins travaillant en soins intensifs ont appelé à l'aide, les uns après les autres. Qui sommes-nous si nous ignorons ces appels de détresse ?"

Autre appel, celui lancé à Rome par les employés des pompes funèbres avec cette inscription sur leurs pancartes et leur corbillard : "Pardonnez-nous mais on ne nous laisse pas enterrer vos êtres chers".

Près de 2 000 cercueils seraient en attente d'être incinérés dans la capitale italienne à cause de lenteurs bureaucratiques.

Gregorio Borgia/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
A Rome, les employés des pompes funèbres sont exaspérés.Gregorio Borgia/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

En Autriche, où le bilan approche des 10 000 morts, un hommage a été rendu aux victimes ce vendredi à Vienne.

Le chancelier Sebastian Kurz et le président Alexander Van der Bellen ont assisté à cette cérémonie oecuménique.

Ailleurs dans le monde, l'OMS s'inquiète d'une augmentation des contaminations dans des pays jusque-là relativement épargnés.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé : "Certains pays qui avaient évité une transmission généralisée voient maintenant une forte augmentation des infections. L'un de ces pays est la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Jusqu'au début de cette année, la Papouasie-Nouvelle-Guinée avait signalé moins de 900 cas et seulement neuf décès. Elle a maintenant signalé plus de 9 300 cas et 82 décès. Si ces chiffres sont encore inférieurs à ceux d'autres pays, l'augmentation est brutale et l'OMS est très préoccupée par le risque d'une épidémie beaucoup plus importante."