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En 2020, davantage d'actes LGBTphobes dans l'espace privé selon SOS Homophobie

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Le drapeau LGBT
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L'année 2020 a été marquée par une hausse des actes homophobes, biphobes et transphobes dans la famille et le voisinage en France. C'est le constat de l'association SOS Homophobie, qui a publié son rapport 2021 en cette Journée mondiale de lutte contre les discriminations envers les personnes LGBT.

Si pour la première fois depuis leur recensement, les agressions et les injures homophobes et transphobes ont baissé dans l'espace public en 2020, il s'agit en fait d'une réorientation des violences vers la sphère privée, indique l'association. Les signalements dans le contextes familial ont ainsi augmenté de 13% en 2020, contre 10% en 2019.

Cette année, on a été beaucoup plus dans la famille et dans le voisinage, donc ça a entraîné une augmentation des actes LGBTphobes dans ces lieux.
Lucile Jomat
présidente de SOS Homophobie

"Cette année a été très marquée par les confinements, les couvre-feux qui ont entraîné des changements dans nos habitudes. On a été beaucoup plus dans la famille et dans le voisinage, et donc ça a entraîné une augmentation des actes LGBTphobes dans ces lieux, et une diminution dans l’espace public", explique Lucile Jomat, présidente de SOS Homophobie.

La moitié des victimes a moins de 25 ans. Dans la majorité des cas, elles sont confronté au rejet (dans 75% des cas rapportés à l'association) ou aux insultes de leurs proches, et sont parfois mises à la porte. Viennent ensuite le harcèlement (38 %), les menaces (32 %) et les agressions physiques ou sexuelles (21 %). Des situations qui peuvent engendrer une grande détresse

"On a une victime sur dix qui nous appelle qui est mineure, aussi en très grande détresse, principalement sur des situations de biphobie et de transphobie. Ces mineurs-là souvent nous contactent aussi majoritairement alors qu’elles ont déjà été mises à la porte et / ou ont déjà fait plusieurs tentatives de suicide, souvent", raconte Nicolas Certes, de la commission du rapport annuel.

Dans un autre rapport publié ce lundi, Santé Publique France alerte également sur la santé mentale des personnes LGBT, qui ont par exemple deux fois plus de risque que les autres de faire une dépression.

L'ONG ILGA a également mis à jour ce lundi, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie célébrée le 17 mai, son classement des pays européens où les droits LGBTI sont les mieux respectés. Dans le détail, un pourcentage est attribué à chaque pays en fonction de six critères : égalité et non-discrimination, famille, crimes et discours haineux, reconnaissance juridique du genre et intégrité corporelle, société civile et asile.

Et pour la sixième année consécutive, Malte, avec un indice de près de 94%, occupe la première place sur les 49 pays européens observés. A l'inverse, l'Azerbaïdjan se classe bon dernier avec à peine plus que 2%.

La France (57%) obtient une 13e place sur l'ensemble de ces pays, correspondant à la 10e place dans l'Union européenne.