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Pollution maritime en Corse : des nappes d'hydrocarbures à la dérive menacent la côte Est

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Par Julien Pavy  avec AFP
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Des pompiers sur la plage de Solaro près de Solenzara
Des pompiers sur la plage de Solaro près de Solenzara   -   Tous droits réservés  AP Photo

Des opérations de nettoyage sont en cours sur le littoral de l'est de la Corse après la découverte vendredi de nappes d'hydrocarbures, sans doute dues à un dégazage sauvage au large.

La plage de Solaro souillée

Pompiers et gendarmes sont mobilisés sur la plage de Solaro, près de Solenzera, pour ramasser des galettes d'hydrocarbures qui se sont échouées par dizaines sur le sable. La plage a été fermée et la baignade est interdite jusqu'à nouvel ordre dans le secteur.

"Les galettes d’hydrocarbures en elles-mêmes, ça ressemble à des petites pierres noires,

rien de bien important et imposant. Par contre, il y en avait énormément sur la plage, souligne Ange-Toussaint Gambini, responsable de la Sécurité civile à Corte.

Les galettes d’hydrocarbures, ça ressemble à des petites pierres noires.
Ange-Toussaint Gambini
responsable de la Sécurité civile à Corte

Plusieurs tonnes de pétrole ont déjà été récupérées ce week-end, mais la "pollution est de plus en plus morcelée et dispersée" indiquent les autorités :

"Depuis samedi, on observe à la fois un éclatement des deux nappes en sept ou huit nappes avec une dérive vers le sud, explique François Ravier, le Préfet de Haute-Corse. La situation en Haute-Corse semblait relativement protégée mais aux résurgences près qui sont des phénomènes assez classiques. Lorsqu’il y a eu des nappes, on a une résurgence parfois sur les plages, au gré des courants et des variations de température sous la mer."

Depuis samedi, on observe à la fois un éclatement des deux nappes en sept ou huit nappes avec une dérive vers le sud.
François Ravier
Préfet de Haute-Corse

La traque des nappes et du navire pollueur

Bateaux, hélicoptères et avions sont mobilisés pour traquer cette nappe d'hydrocarbure qui pourrait se trouver en partie entre deux eaux ou au fond de la mer.

Cette pollution inquiète d'autant plus qu'elle intervient juste avant le début de la saison touristique sur l'île de Beauté, dont les plages sont prises d'assaut durant la saison estivale.

Parallèlement aux opération de nettoyage, l'enquête se poursuit pour retrouver le navire à l'origine de ce dégazage sauvage en Méditerranée. Les auteurs s’exposent à de lourdes sanctions. En 2016, une compagnie tunisienne avait écopé d'une amende de 500 000 euros. En 2008, un capitaine italien avait même été condamné à six mois de prison avec sursis.