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Reforger des certitudes au sein de l’Otan afin de répondre aux nouveaux défis sécuritaires

Par Bryan Carter  & Euronews
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Le président américain et le secrétaire général de l'Otan
Le président américain et le secrétaire général de l'Otan   -   Tous droits réservés  AP
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Principale puissance au sein de l'Otan, les Etats-Unis donnent le ton de l'Alliance. Pendant les quatre années du mandat de Donald Trump à la Maison Blanche, les Alliés se sont s'interrogés sur l'avenir de la coopération militaire transatlantique. Mais le sommet de lundi à Bruxelles a balayé les doutes et a ramené le sens de la diplomatie et de l'unité.

Kevin Lamarque/AP
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan réunis au siège de l'AllianceKevin Lamarque/AP

Toutefois l’ombre de l’ancien président américain n’a pas totalement disparu et des interrogations demeurent sur l'engagement de Washington à long terme et sur l’analyse des nouvelles menaces internationales. Fabrice Pothier, chef stratégie pour Rasmussen Global, évoque même une certaine continuité à Washington concernant la Chine. "Je pense que le langage employé aujourd'hui est très proche de celui que l'on a entendu ces dernières années au siège de l'Otan. Et je dois dire que même si le style était difficile et perturbant, l'équipe américaine précédente était en partie juste quand elle présentait la Chine comme le nouveau danger", juge-t-il.

Si l'Alliance continue de présenter la Russie comme le principal défi, les cyberattaques et les menaces non-conventionnelles sont de nouvelles sources de préoccupation pour l'Otan. Certains se demandent si ces dangers potentiels pourraient provoquer l’engagement de la défense collective des Alliés. "Je pense que le point qui pourrait entrainer le recours à l'article 5 est lorsqu'il pourrait y avoir des effets ou des effets similaires à ceux d'une attaque militaire, où les infrastructures sont touchées et où les citoyens sont en danger ou tués", explique Olga Oliker du International Crisis Group.

Les structures pour répondre à ces nouvelles menaces ne sont pas encore clairement identifiées par l’Alliance. Face aux écarts technologiques entre les Alliés, l'Otan pourrait envisager alors de riposter par des moyens plus conventionnels.