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La Catalogne veut reconstruire des liens avec l’UE

Par Aida Sanchez Alonso  & Euronews
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Le nouveau président catalan en déplacement à Bruxelles
Le nouveau président catalan en déplacement à Bruxelles   -   Tous droits réservés  KENZO TRIBOUILLARD/AFP
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C'est peut-être un premier pas vers l'apaisement. Le président de Catalogne, récemment élu, salue le projet du gouvernement espagnol de gracier les indépendantistes catalans condamnés pour tentative de sécession pour avoir organisé en 2017 un référendum sur l'indépendance de la région.

Cette décision concerne 12 personnes dont certaines purgent des peines de 9 à 13 ans de détention. "La grâce est une solution partielle, incomplète. Il est vrai que c'est un pas, un pas qui peut permettre de rendre la liberté à des prisonniers politiques", explique Pere Aragonès.

Madrid et certains partis catalans favorables à l'indépendance ont ouvert ces derniers mois la porte à un dialogue. Cette main tendue ne signifie pas pour autant leur renoncement à l'autodétermination mais ces formations espèrent trouver une voie juridique pour y parvenir. "Notre proposition est claire, c'est le droit à l'autodétermination, c'est un référendum sur l'indépendance de la Catalogne et une loi d'amnistie pour mettre fin à la répression", insiste Pere Aragonès.

Bernat Armangue/AP
Manifestation à Madrid contre le projet de grâce à l'égard de responsables indépendantistes catalansBernat Armangue/AP

Cette nouvelle étape pourrait avoir un impact au niveau européen. Les relations entre le gouvernement catalan et les institutions européennes sont au plus bas depuis plusieurs années. En déplacement à Bruxelles, le président de la région veut reconstruire des ponts avec l’UE. "Nous sommes ouverts et c'est dans notre intérêt de pouvoir construire les meilleures relations possibles car évidemment la Catalogne s'inscrit dans l'Union européenne", répète le responsable politique.

Avant même sa promulgation, ce projet de grâce divise l'Espagne. Les conservateurs et l'extrême droite espagnols s'y opposent. Ils ont d'ailleurs rassemblé le week-end dernier leurs partisans pour faire entendre leur colère