DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

La Belgique revoit sa gestion des risques d’inondations

Par Jack Parrock  & Euronews
euronews_icons_loading
La Belgique revoit sa gestion des risques d’inondations
Tous droits réservés  FRANCOIS WALSCHAERTS/AFP
Taille du texte Aa Aa

Après les inondations, le débat s'ouvre en Belgique sur les mesures de contrôle des cours d'eau. La ville de Pepinster dans l'est du pays est un exemple pour cette réflexion. Pour les spécialistes sa situation géographique, à la confluence de deux rivières, expose particulièrement la commune.

Il y a d’un côté la Vesdre, contrôlée par deux barrages en amont de Pepinster. De l’autre il y a "un affluent la Hoëgne et cet affluent n'est pas du tout contrôlé. Il n'y a aucun barrage, c'est un débit naturel sur cette rivière", explique le professeur à l’université de Liège Benjamin Dewals.

Près d’une semaine après les fortes pluies les deux cours d'eaux n'ont pas retrouvé leur visage habituel car ils sont actuellement parsemés de débris qui pourraient créer des barrages imprévus. "Cela pourrait complètement changer le débit. A certains endroits cela tend à accélérer la vélocité du débit ce qui peut entrainer des érosions et créer des dommages supplémentaires ce qui n'est pas vraiment intégré dans nos standards, dans nos méthodes, de cartographie des inondations", précise Benjamin Dewals.

Virginia Mayo/AP
Les inondations ont causé de très lourds dégâts en BelgiqueVirginia Mayo/AP

Dans ces conditions il s'agit d'analyser quelles mesures peuvent être mises en place pour qu'un tel drame ne puisse plus se répéter. "Lorsque l'on va reconstruire, réparer, cela ne ferait aucun sens de refaire exactement comme cela était avant. Il faut prendre en compte les risques d'inondation lorsqu'il s'agira d'élaborer les bâtiments, dans la façon de dessiner le quartier et cela doit se faire en concertation avec le développement urbanistique", insiste le professeur.

Le débat se porte aussi sur l'emploi des barrages. Certains se demandent si le dispositif situé 26 km en amont de Pepinster devait retenir une telle quantité d'eau alors que de fortes pluies étaient annoncées. Le niveau est normalement maintenu à un échelon élevé pour apporter de l'eau potable en été. Pour les experts une diminution du réservoir aurait eu un impact limité aux communes avoisinantes. Selon les défenseurs du climat il faut des alternatives. "Nous devons penser à avoir des espaces où l'eau peut se déverser", détaille Lucy Gilliam de l’ONG Transport & Environnement.

Alors que le pays commémore ses victimes et poursuit le déblaiement des zones sinistrées, des plans de contrôle des inondations sont en cours d'élaboration.