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Retrait des troupes américaines en Irak, plus de 18 ans après l'invasion du pays

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Par Euronews avec AFP
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Retrait des troupes américaines en Irak, plus de 18 ans après l'invasion du pays
Tous droits réservés  Susan Walsh/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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C'est un accord qui marque la fin de 18 ans d'invasion. Le président américain Joe Biden, et le Premier ministre irakien Moustafa Al-Kadhimi se sont rencontrés lundi pour mettre fin à la mission de combat américain en Irak.

Les forces américaines se retireront d'ici décembre 2021

Pour cette nouvelle phase de présence militaire, Joe Biden souhaite mettre l'accent sur la stabilité dans le pays du Proche-Orient : "Nous soutenons le renforcement de la démocratie irakienne et nous tenons à ce que les élections se déroulent en octobre. Nous sommes également engagés dans notre coopération en matière de sécurité, notre combat commun contre l'Etat islamique. C'est essentiel pour la stabilité de la région. Et notre coopération antiterroriste se poursuivra, même si nous passons à cette nouvelle phase dont nous allons parler".

Le Président américain a expliqué que le "rôle" des militaires américains en Irak serait de "former" et "assister" les forces irakiennes face à l'Etat Islamique, sans donner de calendrier ni d'éléments concrets concernant les effectifs.

La fin des deux plus longs conflits extérieurs de l'histoire des Etats-Unis

Avec le retrait des dernières forces en Afghanistan fin août, Joe Biden aura mis fin en quelques mois aux deux plus longs conflits extérieurs de l'histoire des Etats-Unis, débutés après les attentats du 11 septembre.

Le Président américain n'a pas précisé combien de soldats resteraient en Irak lorsque la mission de combat serait officiellement terminée. La majorité des troupes américaines, envoyées en 2014 dans le cadre d'une coalition internationale pour aider Bagdad à défaire l'Etat Islamique, ont été retirées sous la présidence de Donald Trump. Et officiellement, les quelques 2 500 militaires américains encore déployés dans le pays ne combattent pas et jouent déjà un rôle de "conseillers" et de "formateurs".

Un allié stratégique

L'Irak est par ailleurs un maillon important du dispositif stratégique des Etats-Unis, qui mènent les opérations de la coalition anti-djihadiste en Syrie voisine.

Et pas question pour Washington d'abandonner le pays à l'influence iranienne, en plein regain de tensions entre Iran et Etats-Unis, même si ces derniers entendent toujours sauver l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.