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Nucléaire : "l'Iran fait dans la provocation et la surenchère", affirment les États-Unis

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Par euronews
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Nucléaire : "l'Iran fait dans la provocation et la surenchère", affirment les États-Unis
Tous droits réservés  AP Photo/Mehr News Agency, Majid Asgaripour, File
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L'Iran a annoncé avoir lancé ses opérations de production d'uranium métal enrichi à 20 %. Les puissances américaines et européennes ont condamné cette nouvelle escalade, arguant que Téhéran n'a aucun besoin civil crédible de le faire.

C'est le dernier signe en date de l'enlisement des pourparlers de Vienne visant à relancer l' accord sur la limitation des ambitions nucléaires de l'Iran. Accord dont les États-Unis se sont retirés avant de relancer les sanctions économiques à l'encontre du régime de Téhéran en 2018.

"C'est un nouveau pas en arrière de la part de l'Iran alors que nous avons montré notre intention sincère de revenir" dans l'accord de Vienne, a commenté le porte-parole du département d'Etat Ned Price.

En décidant désormais de passer à un taux d'enrichissement supérieur, "l'Iran fait peser un risque sur la possibilité de conclure avec succès les discussions de Vienne", ont estimé les ministres européens.

Un retour à l'Accord de 2015 ?

Après de longues et âpres négociations, Américains et Européens ainsi que la Chine et la Russie, avaient conclu, à Vienne, en 2015, un accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

Il offrait à l'Iran un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l'arme atomique, et d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.

Mais cet accord a été torpillé en 2018 par la décision de l'ex-président américain Donald Trump de s'en retirer et de rétablir les sanctions américaines. En riposte, l'Iran a renoncé à une partie de ses engagements.

A son arrivée à la Maison Blanche en janvier, Joe Biden a annoncé son intention de revenir dans cet accord et des négociations ont repris en avril dans la capitale autrichienne entre les pays signataires pour définir le cadre de ce retour.

Mais en février, Téhéran a imposé des restrictions aux vérifications menées par l'AIEA et a débuté la production d'uranium métal à des fins de recherche, un sujet sensible, car cette matière peut être utilisée dans la fabrication d'armes nucléaires.

Les pourparlers sont actuellement au point mort, alors que le nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, un ultra-conservateur, entre en fonction en août.

Sources additionnelles • AFP