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En Zambie, l'opposant Hakainde Hichilema remporte largement l'élection présidentielle

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Par Euronews avec AFP
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Les zambiens ont largement célébré la victoire de Hakainde Hichilema dimanche soir.
Les zambiens ont largement célébré la victoire de Hakainde Hichilema dimanche soir.   -   Tous droits réservés  AFP
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L'opposant zambien Hakainde Hichilema, 59 ans, a très largement remporté l'élection présidentielle face au sortant Edgar Lungu.

L'homme d'affaires autodidacte surnommé "HH", a remporté un total de 2,8 suffrages contre 1,8 pour Edgar Lungu. Une victoire nette alors que cette course était donnée serrée depuis des semaines.

Quelques bouchons de champagne ont sauté dans la salle où se trouvaient des parlementaires proches de "HH" alors que des coups de klaxons se multipliaient dans les rues alentours débordant de monde.

La participation, très forte à plus de 70%, confirme l'engouement pour ce scrutin, durant lequel certains bureaux sont restés ouverts jusqu'à cinq heures du matin pour permettre aux électeurs faisant la queue depuis la fin d'après-midi de voter.

Refus d'admettre la défaite

Charles Melupi, un porte-parole de l'opposition, avait appelé dimanche matin le président sortant à "agir en homme d'Etat" et à admettre "rapidement" sa défaite "pour que le processus de passation de pouvoir et de réconciliation de ce pays puisse commencer".

Pendant tout le week-end, les équipes du président sortant, 64 ans, et de son rival historique avaient chacune donné leur champion gagnant.

Samedi 14 août au soir, la présidence avait annoncé que le parti au pouvoir, le Front patriotique (PF), réfléchissait à des recours possibles dans trois provinces traditionnellement acquises à l'opposition, estimant que le vote y avait été "caractérisé par des violences", rendant "l'exercice nul".

La campagne a largement porté sur les difficultés économiques et l'inflation dans ce pays riche en cuivre, qui a été le premier du continent à avoir fait défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Edgar Lungu, avocat de formation, est critiqué pour avoir emprunté de façon déraisonnable, notamment auprès de créanciers chinois, pour financer une frénésie de projets d'infrastructures. Mais aussi pour son attitude de plus en plus inflexible à l'égard de l'opposition depuis son arrivée au pouvoir en 2015.